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Bulletin n° 14 - Mars 2004
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SOMMAIRE
| Editorial | p. 1 |
Nutrition Alimentation
| des Personnes Âgées | p. 2 à 8 |
Semaine Nationale des Personnes Âgées
| Galette des Rois | p. 9 |
| ALMA | p. 10 à 12 |
| Sécurité Routière | p. 13 à 15 |
| CNRPA | p. 17 |
"Programme Bien Vieillir" . p. 19
Un nouveau dispositif pour la vie autonome dans le département
| de la Creuse | p. 20 |
Le tabagisme au 3ème Âge ... p. 21
| La prestation "Habitat" | p. 22 |
Transmission du patrimoine
| entre générations | p. 23 |
Quelques démarches
| utiles | p. 24 à 27 |
Actions
| 2ème semestre 2004 | p. 28 |
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L'année 2003 n'a pas été une année comme les autres pour le secteur des personnes âgées.
En effet, le drame de la canicule de l'été 2003 a été l'occasion d'une prise de conscience de l'opinion sur la problématique du grand âge. Le département de la Creuse a été touché par la sur mortalité, comme sur tout le territoire, mais dans des proportions moindres qu'en Île-de-France par exemple. On a vu se mettre en place des mobilisations fortes auprès des personnes âgées à domicile, en maison de retraite ou à l'hôpital, de la part des professionnels et des familles.
Diverses enquêtes nationales ont eu lieu afin de comprendre l'augmentation de la mortalité, notamment en établissement. Ces enquêtes démontrent qu'il y a eu une surmortalité en août 2003 par rapport à août 2002 dans les établissements accueillant des personnes âgées, mais qu'il n'y a pas eu de surmortalité annuelle au niveau du département. En effet, les chiffres issus du recueil des bulletins de décès par la DDASS font état de 1921 décès en 2001, 1724 en 2002 et 1836 en 2003.
L'Etat a pris des mesures financières supplémentaires en fin d'année dans le département.
Ainsi, 10 places supplémentaires de services de soins infirmiers à domicile (SSlAD) ont été financées à Guéret, des crédits exceptionnels ont été alloués aux SSlAD et aux maisons de retraite. Par ailleurs, des autorisations de financement de travaux de sécurité dans certains établissements, dans le cadre du contrat de plan état-région, ont été données.
J'ai réuni l'assemblée générale du CODERPA le 23 octobre 2003, lui faisant jouer pleine ment son rôle de lieu d'information et d'échange sur la politique en faveur des personnes âgées. J'ai noté le dynamisme du CODERPA de la Creuse, attesté par les bilans d'activité, les réunions nombreuses du bureau, les manifestations retranscrites dans la presse. Son rôle de proposition et de relais entre les personnes âgées et les institutions est essentiel.
L'année 2004 s'ouvre sur de nouvelles perspectives et de nouveaux chantiers concernant la politique en direction des personnes âgées. En Creuse, le renouvellement de l'assemblée du CODERPA est en cours. Le centre de long séjour et la maison de retraite de la Souterraine seront restructurés dans le cadre du plan hôpital 2007 lancé par le gouvernement. Le démarrage des travaux est prévu pour fin 2004.
Mes services vont mettre en œuvre les mesures annoncées par M. RAFF ARlN dans son plan «vieillissement et solidarités» du 6 novembre 2003, validé lors du Conseil des Ministres du 14 janvier 2004. Le CODERPA sera associé et l'assemblée réunie afin de discuter de ces mesures.
Le plan tire les enseignements de la canicule en prévoyant la mise en place d'un dispositif de veille et d'alerte dans chaque département, piloté par l'Etat et le Conseil Général et mis en œuvre par les communes en ce qui concerne le repérage des personnes isolées. Il prévoit égale ment l'affectation de moyens financiers conséquents pour l'amélioration de la prise en charge des personnes âgées, tant au niveau du maintien à domicile que de l'accueil en établissement. Les mesures concrètes et chiffrées seront annoncées dans le courant de l'année 2004.
La priorité de mes services est de poursuivre le développement de la médicalisation des établissements en Creuse, ce qui se traduira par la création de postes de personnels paramédicaux. Afin de faire face au déficit de professionnels diplômés sur le marché du travail, le nombre de places de l'école d'aides-soignants a été porté de 60 à 70 places à la rentrée de février 2004. De plus, la formation continue est encouragée et la validation des acquis et de l'expérience est à l'étude au ministère de la Santé. Tout ceci doit permettre une prise en charge aussi adaptée que possible de nos aînés, dans le département le plus âgé de France, où il faut se montrer innovant et à la hauteur des enjeux.
Joël FILY Préfet de la Creuse
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Journée "Nutrition" du 4 Septembre 2003 au Centre Médical National de Ste-Feyre
Compte-rendu de Mr le Dr .L-C. Desport, responsable unité nutrition, Service d'Hépato-Gastro-Entérologie, CHU Dupuytren 87042 Limoges Cedex, Coordonnnateur du Plan Nutrition-Santé du Limousin.
NUTRITION ET PERSONNES AGEES
Introduction :
Les personnes d'âge supérieur à 65 ans représentent actuellement plus de 25 % de la population française, et leur nombre est en augmentation.
L'état nutritionnel des personnes âgées est un facteur très important en terme de vie quotidienne, car un bon état nutritionnel a un rôle préventif contre la baisse des défenses de l'organisme, contre l'ostéoporose, l'athérosclérose, le cancer et peut- être contre certaines démences. Le maintien d'une musculature en bon état permet de mieux contrôler les déplacements et d'éviter des chutes, donc des complications comme les fractures, dont on connaît la gravité chez les personnes âgées. Par ailleurs, manger correctement et équilibré est un facteur fondamental du plaisir de vivre et de l'état psychologique.
Les causes:
La dénutrition peut être un problème chez les personnes âgées, et elle est due à de nombreuses causes. L'appétit est parfois abaissé tout simplement parce que les capteurs du goût et des odeurs ont un fonctionne ment qui s'altère en prenant de l'âge. Pour cette raison, un régime alimentaire varié est souhaitable, avec des saveurs plus accentuées : attention aux régimes monotones et fades. L'état dentaire est à surveiller, car un dentier mal positionné ou une mauvaise dentition peuvent gêner l'alimentation: le dentiste est à consulter régulièrement, et 1 'hygiène dentaire ne doit pas être oubliée. La solitude, le perte d'un conjoint, quelque fois un changement de logement peuvent générer un sentiment d'anxiété ou de dépression, et ces états ne favorisent pas l'alimentation : il est très important de pouvoir parler de ces problèmes avec quelqu'un de la famille, avec un médecin, avec un proche, et si besoin un traitement n'est pas à rejeter. Enfin, la dénutrition des personnes âgées est probablement plus fréquente si les revenus sont bas, et la solidarité peut être un geste très bénéfique.
Un problème de santé publique:
On considère actuellement que de 4 à 10 % des personnes âgées à domicile sont dénutries, alors que ce pourcentage est beaucoup plus fort en milieu hospitalier ou en institution, touchant jusqu'à un malade sur deux. Ces chiffres signent un problème de santé publique, et montrent bien la liaison de la maladie à la dénutrition. Cependant, il ne faut pas oublier que la liaison est à double sens, c'est-à-dire que la dénutrition peut mener à une maladie, par exemple en altérant la cicatrisation des plaies, en entraînant une dégradation de la respiration, du tube digestif ou du cœur.
Évaluer l'état nutritionnel:
Les méthodes d'évaluation de l'état nutritionnel sont en général simples: le poids, la mesure de la taille permettent de calculer l'index de masse corporelle (poids en kg divisé par taille en mètre au carré), qui doit être supérieur à 20 chez la personne âgée. On repère aussi très aisément la variation de poids corporel, et l'on sait qu'une perte de poids de plus de 10 % constitue un risque. Tous ceci peut être fait au cabinet du Médecin traitant, mais aussi par la personne âgée elle-même à son domicile, qui alertera ensuite son Médecin.
Les besoins alimentaires :
Mais quels sont les besoins des personnes âgées ? La réponse à cette question est malheureusement souvent basées sur des avis erronés. En effet, la recommandation en termes de calories est qu'il faut apporter un peu plus qu'aux adultes de moins de 65 ans, et non pas un peu moins, et que de la même façon il faut s'alimenter avec un peu plus de protéines, et non pas un peu moins, tout cela parce que le «rendement» de l'alimentation chez la personne âgée est probablement un peu moins bon. L'équilibre alimentaire est aussi fondamental, avec une prise de fruits, de légumes et de céréales à maintenir quand l'âge augmente. Ceci va apporter des fibres, qui favorisent le transit intestinal, ainsi que des vitamines et des éléments qui sont nécessaires pour permettre à l'organisme de fonctionner au mieux et de lutter contre les agressions. Il faut aussi boire de l'eau à raison d'au moins 1,5 litres par jour. Certains conseils sont aisés à respecter, et sont utiles: maintenir autant que possible une activité physique, fragmenter les prises alimentaires dans la journée, essayer de maintenir des repas conviviaux.
Les méthodes de substitution :
S'il y a un problème qui gène l'alimentation, le Médecin peut proposer des produits enrichis que l'on appelle des compléments alimentaires. Ils sont souvent liquides, mais parfois aussi en soupes, en repas mixés, en yaourts, etc. . . et permettent de passer un cap, ou de suppléer une fonction défaillante. Ils ont non seulement des textures, mais aussi des goûts très variés, qui favorisent la prise alimentaire. Enfin, de manière plus élaborée et plus complexe, la nutrition artificielle est parfois utilisée, et permet souvent de maintenir une bonne qualité de vie.
Références:
1. Nutrition de la personne âgée. M Ferry et al. Berger Levrault. Paris, 1996
2. La dénutrition du sujet âgé : sa prise en charge en pratique. B Lesouord et al. Laboratoire Novartis 31250 Revel, 2003.
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- CONSÉQUENCES DE LA DÉNUTRITION-
Les conséquences de la dénutrition sont multiples: 1- Conséquences globales
La dénutrition provoque une fatigue, une baisse de l'activité physique, puis une baisse du poids et de la masse grasse, accompagnée d'une baisse plus lente de la masse maigre (muscles, eau, os et viscères). Il y a aussi des perturbations de certains éléments dosés sur les prises de sang, qui peuvent constituer des carences (en vitamines, oligoéléments ou en certains sels minéraux), ainsi qu'une baisse des globules rouges. En fin d'évolution de la dénutrition peuvent survenir une baisse de la tension artérielle, un refroidissement du corps, une insuffisance des fonctions du foie, une insuffisance de la fonction respiratoire, un état de coma, précédant le décès. En l'absence d'apport alimentaire (mais en étant hydraté), le décès survient en 40 à 70 jours chez l'adulte. En l'absence d'hydratation, le décès peut être beaucoup plus rapide (quelques semaines).
2 - Retentissement sur le système respiratoire La dénutrition agit à plusieurs niveaux :
- sur les centres de la respiration au niveau du cerveau: la baisse d'activité globale du corps réduit l'activité des centres respiratoires. Il y a une baisse de la réactivité aux variations dans le sang de la quantité d'oxygène et de gaz carbonique transportés.
- sur le tissu pulmonaire lui-même: les possibilités de réparation sont réduites alors que les
- systèmes de destruction des poumons sont souvent plus actifs: on peut donc voir apparaître des lésions pulmonaires, comme un emphysème, c'est-à-dire une raréfaction du tissu pulmonaire.
- sur les muscles: le poids du diaphragme, qui est un muscle respiratoire très important, est lié au poids du sujet. Lors d'une dénutrition, il y a une réduction de la force et de l'endurance du diaphragme, qui s'ajoute à une baisse de l'apport d'énergie aux muscles respiratoires.
- sur les mécanismes de défense : ils sont altérés, et il y a donc une augmentation du risque d'infection pulmonaire. Certains traitements à visée respiratoire peuvent avoir des effets néfastes, comme les dérivés de la cortisone, des médicaments pour uriner, ou même des traitements de l'asthme, etc ...
3 - Retentissement sur les défenses de l'organisme
Elles sont altérées à la fois par la dénutrition et par les maladies associées, entraînant une augmentation du risque infectieux et du risque de développement d'escarres.
Tous les types de défense sont touchés, en particulier certains globules blancs du sang qui sont responsables de la destruction immédiate des particules étrangères qui s'introduisent dans le corps (bactéries, virus), ainsi que les anticorps, dont la sécrétion peut être abaissée. Des carences souvent présentes lors des états de dénutrition jouent un rôle, comme par exemple les carences en fer, en zinc, en sélénium, en vitamines A, C, B6, B9, E.
4 - Effets sur la cicatrisation
La dénutrition, même si elle est modérée, retarde la cicatrisation. De ce fait, elle peut être néfaste après une intervention chirurgicale, ou simplement pour la cicatrisation d'une plaie, et peut gêner ou empêcher la cicatrisation d'escarres.
L'arginine, qui est un constituant des protéines, le zinc, les vitamines A et C pourraient favoriser la cicatrisation.
5 - Effets sur le tube digestif
Les troubles sont dus à la fois à la dénutrition elle-même et à la baisse de stimulation du tube digestif s'il y a un arrêt des apports par la bouche. On observe une mauvaise absorption des sucres, des graisses et des vitamines, ainsi qu'une augmentation du passage des bactéries et de leurs toxines à travers la paroi de l'intestin, ce qui pourrait augmenter le risque d'infection. La dénutrition peut s'accompagner d'un mauvais fonctionnement du gros intestin à l'origine d'une diarrhée.
6 - Effets sur les muscles, le cœur et les vaisseaux
La réduction de la masse de muscles réduit la force des patients et accentue la fatigabilité à l'effort. Ces troubles altèrent la fonction respiratoire, et limitent les déplacements des patients âgés, avec un retentissement parfois majeur sur leur autonomie. Ils entraînent aussi une baisse du poids du cœur, avec un mauvais fonctionnement de celui-ci, parfois une baisse de la tension artérielle de manière permanente ou au passage à la position debout ou assise. Ces anomalies sont réversibles grâce à la renutrition.
7 - Retentissement psychologique
Une sensation de malaise, d'anxiété, d'irritabilité, parfois un état dépressif sont décrits par les patients ou l'entourage lors d'une dénutrition. Les possibilités de concentration, les capacités intellectuelles peuvent être altérées. Ces troubles sont réversibles grâce à la renutrition, de manière quelquefois rapide, amenant à une amélioration spectaculaire de l'humeur, et ceci quel que soit l'âge des patients.
8 - Complications lors de l'hospitalisation et coûts de santé
Lors d'une intervention chirurgicale, une dénutrition sévère est un facteur de risque de complications postopératoires et d'augmentation de la mortalité. La dénutrition augmente la durée de séjour à l'hôpital et dans certains cas la longueur de convalescence. Ces données ont été à l'origine des recommandations de prise en charge nutritionnelle en période périopératoire, qui disent qu'une dénutrition grave doit être traitée avant et après une intervention chirurgicale, et qu'une personne qui ne peut s'alimenter durant au moins 7 jours après une chirurgie doit avoir une nutrition artificielle de soutien. La dénutrition est aussi un facteur de risque d'augmentation de la survenue de maladies et de la mortalité pour les patients qui ont des problèmes médicaux, qu'ils soient en gériatrie, en neurologie, en médecine interne, en cardiologie ou en secteurs de soins intensifs.
Le coût d'hospitalisation est enfin plus élevé chez les dénutris que chez les non dénutris. Il est également probable que le coût des soins après la sortie de l'hôpital est plus élevé en cas de dénutrition.
9 - Autres effets
Des carences particulières ou une dénutrition globale peu vent donner également des maladies des nerfs, des anomalies du goût et de l'odorat, des lésions de la peau, et interférer avec l'efficacité des médicaments.
DUC - Desport
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- CONSEILS DIÉTÉTIQUES -
Centre Hospitalier Universitaire Dupuytren de Limoges
| VOTRE GOÛT S'EST TEMPORAIREMENT ALTÉRÉ | Vous avez des douleurs gastriques ou des brûlures d'es- |
| Les repas vous paraissent fades: | tomac : |
| • Pensez aux plats cuisinés et aux assaisonnements diver- | • Évitez les aliments irritants cités précédemment. |
| sifiés (sauces plus ou moins épicées, fines herbes coulis de | • Fractionnez les repas. |
| tomates ... ) | • Mastiquez correctement. |
| • Pensez aux aliments ayant une saveur plus prononcée fro- | • Buvez de préférence plusieurs fois par jour en petites quantités. |
| mages fermentés, charcuterie type jambon cru ... ) | • Optez dans un premier temps pour une alimentation es- |
| Les aliments vous semblent acides : | sentiellement lactée : lait, laitages (yaourt, suisse, fromage |
| de fruits... | che, poisson, cervelle, œufs, compote, fruit cuit ou au sirop. |
Les aliments vous semblent trop sucrés:
• Préférez les desserts préparés sans sucre ou peu sucrés : entremets, fruits pochés, compotes sans sucre, gâteaux de riz ou de semoule sans sucre ...
Les aliments vous semblent trop salés:
• Attention à l'usage du sel de cuisine; évitez les aliments d'avance très salés: charcuteries, fromages, gâteaux apéritifs, chips ...
Les aliments vous semblent amers ou avoir un goût mé tallique:
• Cas fréquent de la viande et des légumes verts : choisissez plutôt de la volaille, du poisson, des oeufs et des laitages en remplacement de la viande; préférez les féculents (pommes de terre, pâtes, riz) aux légumes verts.
En cas de dégoût pour la viande:
• Augmentez la consommation de fromages et de laitages ou pensez:
- à l'association légumes secs + céréales : semoule + pois chiche (couscous), pâtes et haricots secs (minestrone), riz + haricots + produits de la mer (paella)
- à l'association céréales + produit laitier: riz ou semoule au lait, crêpes, pizza au fromage (farine de blé, lait et œuf ... )
• Ou prenez régulièrement des compléments diététiques alimentaires, compléments riches en énergie et protéines, sous forme liquide ou pâteuse.
• Consommez les boissons qui laissent une saveur agréable dans la bouche: eau, thé, jus de fruit frais, boissons gazeuses citronnées, limonade ...
PROBLÈMES DE BOUCHE ET D'ESTOMAC
Vous avez des difficultés pour manger et avaler (sécheresse buccale, inflammation, aphtes ou mycoses, mueltes ••. ) :
• Modifiez la texture de votre alimentation : en hachant la viande ou en mixant les aliments ou bien en ajoutant du bouillon de légumes, jus de viande, sauce mayonnaise, crème fraîche, lait, jus de fruit afin de donner plus d'onctuosité à une préparation.
• Privilégiez les aliments liquides ou semi-liquides (glaces, yaourts ... ).
• Évitez les aliments durs et secs (croûte de pain, biscottes ... ), les aliments acides (crudités, vinaigrette, agrumes, jus de fruits acides, condiments ... ), les aliments trop épicés et irritants ; (épices, graisses cuites ... ), trop salés (charcuterie, fromages ... ), les aliments trop sucrés (pâtisseries, confiseries ... ), les boissons alcoolisées, gazeuses, café et thé trop forts ... qui irritent les muqueuses.
• Adaptez la température du repas, de préférence tiède ; les aliments tièdes ou froids atténuent la douleur.
PERTE D'APPÉTIT - PERTE DE POIDS Votre appétit vous fait défaut:
• Fractionnez votre alimentation en petits repas : prévoyez 2 à 3 collations dans la journée. Exemples de collations: entremets, biscuits, toasts, laitages, glaces, barres de céréales, fruits secs ...
• Préservez l'instant du repas; le cadre du repas est aussi important que le repas lui-même.
• Évitez de fumer avant le repas. Le tabac coupe l'appétit. Comment lutter contre une perte de poids?
Quelle que soit la cause de l'amaigrissement, une adaptation de l'alimentation est essentielle pour retrouver un poids normal. Dans tous les cas, il s'agit d'augmenter ses apports alimentaires en CALORIES et/ou en VOLUME.
• Privilégiez les aliments riches en énergie:
- Les féculents sont une source d'énergie plus importante que les légumes et fruits.
- Les corps gras sous forme de beurre, huile, crème fraîche à ajouter dans des préparations telles que le potage, la purée ... Réalisez des gratins de légumes, des légumes en sauce béchamel... pensez aux sauces: bolognaise, carbonara ...
- Les produits sucrés (desserts sucrés, laitages, pâtisseries, glaces ... )
• Privilégiez les aliments riches en protéines:
Viande - poisson - œuf - Produits laitiers - fromages - Produits céréaliers - légumes secs.
• En cas de dégoût pour la viande et afin de compléter l'apport calorique de vos repas, pensez aux compléments diététiques sous forme liquide ou pâteuse, compléments riches en énergie, protéines, vitamines et minéraux (prêts à l'emploi) ou bien utilisez une poudre hyper protidique diluable à chaud ou à froid dans une préparation sucrée ou salée afin d'en augmenter les apports calorique et énergétique sans en augmenter le volume.
• Pensez à enrichir les plats pour les rendre plus énergétiques (jaune d'œuf dans une purée, fromage râpé ou parmesan dans un potage ... ).
• Fractionnez votre alimentation en plusieurs repas par jour : prévoyez des en-cas ou collations dans la matinée ou l'après midi (fruits secs, barres chocolatées ou de céréales, pain et fromage, gâteau de riz, lait aromatisé, yaourt à boire, berlingots de lait concentré, cake, biscuits, viennoiseries ... ).
(suite page 5)
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- CONSEILS DIÉTÉTIQUES - (suite)
| QUE FAIRE POUR ÉVITER LES NAUSÉES? | en l'agitant avec une petite cuillère. |
• Il est recommandé de prendre des repas légers: mangez plus souvent mais en petite quantité. Pensez à faire des
| collations : biscuits, entremets, laitages frais, yaourts à | TROUBLES DU TRANSIT |
boire, barres de céréales, fruits secs.
• Il est conseillé de manger tiède et non chaud.
• Buvez plutôt en dehors des repas, en petite quantité à chaque fois : les boissons fraîches sont souvent mieux tolérées.
• Trouvez la consistance des repas qui vous convient le mieux: très épais ou inversement très liquide.
• Évitez les préparations grasses, les fritures, les charcuteries, les épices fortes, les sucreries en grande quantité qui sont généralement mal tolérées. Choisissez plutôt des modes de cuisson sans graisse, ajoutez du beurre cru sur les aliments après cuisson.
• Évitez tous les aliments perçus comme «écœurants.»
• Évitez le mélange «café au lait» au petit déjeuner.
• Remplacez-le par un café (ou thé) léger et mangez un morceau de fromage type gruyère, comté, cantal, Saint Paulin ..
• Si les odeurs vous gênent, préférez les aliments et plats froids (ou à température ambiante) moins odorants tels que les crudités, salades variées, terrines de légumes, pains de poisson, potages froids ...
• Évitez les aliments dégageant une odeur forte (choux, oignons, friture ... ) et de façon générale, toutes odeurs for tes comme celles du tabac ou de certains parfums.
Enfin prenez le temps de manger en mastiquant bien vos aliments; reposez-vous après le repas, de préférence en position semi-assise, Évitez de porter des vêtements qui vous compriment.
• Remarque : dans certains cas, le Coca Cola peut servir de remède contre les nausées à condition d'être dégazéifié
Que faire en cas de diarrhée :
• Buvez abondamment: bouillon de légumes clair, tisanes, eau minérale ... supprimez boissons gazeuses et glacées.
• Limitez le lait et dérivés que vous remplacerez par des fromages à pâte cuite ou bien des crèmes dessert à base de lait de soja.
• Supprimez les aliments irritants. Évitez les aliments riches en fibres : légumes, fruits, céréales et légumes secs ; supprimez les graisses cuites, fritures et sauces grasses qui peuvent accélérer le transit intestinal.
• Choisissez des aliments qui freinent le transit : purée de carottes, riz, eau de riz, compote pomme-coing, banane, gelée de coing ...
Remarque: dans certains cas, le coca cola s'avère être efficace contre les problèmes de diarrhée à condition de le dégazéifier en l'agitant avec une petite cuillère avant de le consommer.
Que faire en cas de constipation :
• Veillez à boire suffisamment dans la journée (eau, eau aromatisée, jus de fruit, tisane, potage ... ).
Remarque: l'eau «HEP AR» s'avère être efficace en cas de constipation.
• Augmentez l'apport en fibres de votre alimentation: consommez davantage de légumes verts et de fruits chaque jour: préférez le pain complet au pain ordinaire ; pensez aux fruits secs.
• Limitez les aliments dits «constipants» précédemment cités (riz, gelée de coings ... ).
Si malgré ces conseils vous avez des problèmes, n'hésitez pas à nous en parler. Vous pourrez avoir des conseils personnalisés grâce à une consultation auprès de la diététicienne ou du médecin spécialisé. Ils pourront par exemple vous proposer des compléments nutritionnels adaptés à votre état.
Unité mobile de soins palliatifs tél. 05 55 05 66 13 - Unité fonctionnelle de nutrition tél. 05 55 05 6621
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LES DENTS ET L'ALIMENTATION: pour croquer encore les années qui viennent
C'est une loi physiologique à priori incontournable: le temps érode les dents et attaque les gencives! Pour tant, une surveillance régulière par le dentiste, une hygiène bucco-dentaire et des habitudes alimentaires "classiques" - c'est-à-dire valables pour tous et à tous âges - aident largement à préserver la dentition. Et à croquer avec saveur cette vie qui s'ajoute aux années.
La carie dentaire n'épargne pas le senior vieillissant
Avec l'âge, deux atteintes de la sphère bucco-dentaire méritent d'être prises en compte, nous indique le Dr Patricia Bénétière (UFR Odontologie - Paris 5). La première est la dégradation du parodonte : la rétraction du tissu de soutien de la dent conduit au déchaussement, et en tout cas dénude les collets dentaires, qui seront plus facilement exposés. La seconde est la carie elle même, qui peut sévir dès le plus jeune âge, mais aussi lors du vieillissement : la pulpe dentaire se rétracte, le sujet devient moins sensible et s'en rend compte moins vite, mais des caries spécifiques profondes, au niveau des racines, sous la gencive, peuvent apparaître ...
Véritable maladie infectieuse et transmissible - ce que l'on ignore généralement - la carie dentaire a comme responsable principal un streptocoque, présent normalement dans la cavité buccale. Elle résulte en fait de plusieurs facteurs, et en particulier de l'interaction entre ce streptocoque et les sucres que l'on mange. En consommation fréquente et importante, ces derniers font proliférer les microbes, ce qui entraîne la formation d'acides qui attaquent l'émail dentaire.
Le rôle protecteur de la salive
Pourtant, des facteurs de défense existent, notamment dans la salive. La salive a un "pouvoir tampon" qui limite la virulence des attaques. Plus on salive, et plus on procède à une sorte d'auto-nettoyage buccal qui élimine les débris d'aliments (en particulier les glucides) et neutralise les acides. Le fait de manger, cependant, augmente l'acidité de la salive et rend de ce fait les dents plus vulnérables. Une conclusion s'impose, valable pour tous et à tout âge : pour que la salive exerce son pouvoir tampon, débarrasse la bouche des débris alimentaires et diminue son taux d'acidité, il ne faut pas grignoter entre les repas ! Pour des motifs nutritionnels comme pour des motifs dentaires, quatre repas par jour sont en général suffisants.
Un autre phénomène est à prendre en compte avec l'âge : la diminution du débit salivaire. Pour tout un chacun, quel que soit son âge, le débit salivaire diminue la nuit, pendant le sommeil. Mais cette diminution s'accentue avec le vieillissement, et on la constate alors de jour comme de nuit! Et elle est encore aggravée lorsque l'on boit peu (ce qui est souvent le cas des personnes âgées), ou encore en cas de diabète, ou enfin lorsque l'on recourt à certains médicaments comme les corticoïdes ou les antidépresseurs ...
Attention aux excès de sucres !
Dans l'alimentation courante, les substances qui favorisent les caries, celles qui semblent neutres et celles qui au contraire jouent un rôle protecteur sont aujourd'hui parfaitement identifiées. On sait ainsi avec certitude que:
- les sucres ont en général un pouvoir cariogène élevé ;
- les lipides (matières grasses) n'ont aucun pouvoir de provoquer
des caries : au contraire, les acides gras ont un effet protecteur, de nature antibactérienne ;
- les protéines (présentes dans la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers) n'ont pas non plus le pouvoir de provoquer des caries; au contraire encore, grâce à la caséine qu'elles contiennent, elles peuvent exercer une action anti-carie notable;
- le calcium est largement protecteur contre la carie : de hautes concentrations de calcium salivaire ont un excellent effet préventif.
En bref, la vigilance devrait porter à toute époque de la vie sur la consommation de glucides. Et peut-être plus encore sur la fréquence que sur l'importance de cette consommation: d'un point de vue nutritionnel comme d'un point de vue dentaire, il importe de ne pas multiplier les irruptions de sucré dans la cavité buccale au cours de la journée! Les seniors ne sont sans doute pas les premiers à encourir ce risque. Mais certains d'entre eux peuvent avoir tendance à augmenter leur dose de sucre, dans le café ou le thé. Il n'y a pas d'interdit à ce propos: seulement, une certaine modération à respecter, surtout si l'on s'adonne fréquemment à ces pauses-boissons.
Calcium et vitamine D pour garder toutes ses dents
La perte osseuse - l'ostéoporose - s'accélère avec l'âge, mais les dents non plus ne résistent pas toujours aux années. On connaît le rôle du calcium pour le maintien de la masse osseuse. On sait aussi que, chez des personnes de plus de 80 ans, le calcium et la vitamine D permettent de diminuer le nombre de fractures. Mais on savait jusqu'à présent peu de choses sur l'effet du calcium et de la vitamine D sur les dents vieillissantes ...
Une étude vient aujourd'hui combler ce vide. Menée auprès de 145 seniors en bonne santé âgés de 65 ans et plus, elle suggère qu'un tel apport vitamino-calcique a un effet préventif : les personnes âgées qui reçoivent notamment 1 000 mg/jour de calcium ont un moindre risque de perdre leurs dents.
LE FROMAGE, CHAMPION DES ALIMENTS ANTI-CARIE
A l'inverse, certains aliments pourraient jouer un rôle anti-carie. De nombreuses expérimentations, menées tant chez l'animal que chez l'homme, soulignent le rôle protecteur du lait, des produits laitiers et des fromages. Chez le rat, plus de vingt fromages ont été testés avec succès! Chez l'homme, les travaux ne sont pas équivoques. Pour en prendre un seul exemple: une étude britannique montre que les écoliers indemnes de toute carie mangent deux fois plus de fromage que ceux qui ont des caries!
Les explications scientifiques ne manquent pas. D'abord, les effets positifs des produits laitiers au niveau de la cavité buccale. Ainsi, le fromage stimule la production de salive et limite son acidité. Ses protéines, comme la caséine, jouent un rôle favorable à la surface de l'émail. Son calcium se fixe au niveau de la plaque dentaire. Ses acides gras inhibent le développement du streptocoque responsable de la carie. Ses lipides le font adhérer à la plaque et aux dents, ce qui augmente l'exposition de l'émail aux substances protectrices ...
Au total donc, le fromage diminue le risque de carie. Il réduit la déminéralisation des dents et, grâce à son calcium, favorise au contraire leur re-minéralisation. Terminer son repas par du fromage est protecteur contre la carie. Bon pour les dents comme pour la santé, en somme!
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CONSEILS PRATIQUES
Aux seniors qui veulent tirer la leçon des connaissances actuelles en matière bucco-dentaire et continuer à dévorer la vie à belles dents, le Dr Patricia 8énétière conseille:
- de boire régulièrement au long de la journée, pour augmenter le débit salivaire et lutter contre la sécheresse buccale;
- de manger un produit laitier par repas (le fromage protège de la carie) ;
- d'éviter les grignotages: pas plus de 4 à 5 repas par jour, y compris les collations;
- de se brosser les dents après chaque repas et après la consommation de produits sucrés;
- de consulter régulièrement leur chirurgien-dentiste, notamment pour détartrage;
- d'avoir, si nécessaire, des prothèses dentaires adaptées et bien entretenues.
PENSEZ AUSSI AUX DENTS DE VOS PETITS-ENFANTS
Lorsque vous avez la visite ou la charge provisoire de vos petits-enfants, n'hésitez pas à les aider à acquérir les bonnes habitudes qui préserveront leurs dents:
- Tout-petits. Surtout pas de biberon conservé la nuit, pas de tétines et biberons en permanence dans la journée, et encore moins de tétines sucrées ou trempées dans du miel! La consommation de jus de fruits doit être modérée et l'habitude du brossage doit être prise dès la première dent.
- Enfants d'âge scolaire, Le petit-déjeuner sera pris à la maison plutôt que sur le chemin de l'école, ce qui évitera les aliments trop riches en sucre et permettra un brossage des dents avant le départ. Évitez les goûters qui s'éternisent devant la télé (pas plus de 20 minutes). Proposez systématiquement pain et fromage, ou tartine et fromage fondu, ou yaourt ou fromage blanc ou petit-suisse (pour éviter autant que possible les barres sucrées, chocolatées, les gâteaux secs ... ). Limiter la consommation de bonbons à un par jour et terminer chaque repas par un fromage ou un produit laitier serait excellent.
- Adolescents, Faites votre possible pour qu'ils aient des repas réguliers, qu'ils évitent les grignotages incessants et qu'ils limitent leur consommation de sodas, de chips et de sucreries. Rappelez leur de se brosser les dents au moins deux fois par jour.
Comité Scientifique de l'Université du 3ème âge de Toulouse et du Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelle
ALIMENTATION: les dates limites de consommation
Comité Scientifique de l'Université du 3ème Âge de Toulouse et du Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelle
Les denrées périssables à plus ou moins longue échéance font l'objet d'une réglementation stricte qu'il serait dangereux de négliger.
La Date Limite de Consommation ou DLC concerne les denrées susceptibles d'être atteintes par des microbes après une très courte période, présentant ainsi un danger immédiat pour la santé des personnes qui les consommeraient.
Cette durée peut aller de quelques jours à plusieurs semaines. Elle est indiquée par la mention: "A CONSOMMER JUSQU'AU"
avec précision du jour et du mois. La vente d'un produit portant une DLC dépassée est interdite.
La Date Limite d'Utilisation Optimale ou DLUO est moins impérative. Au-delà de la date exprimée le produit s'il est consommé peut perdre ses qualités spécifiques mais ne constitue pas un danger en cas de consommation.
Cette recommandation concerne surtout les aliments surgelés, les conserves les produits d'épicerie sèche ... Elle est ex primée par la mention: "A CONSOMMER DE PREFERENCE AVANT LE" suivie du mois et de l'année.
La commercialisation d'un produit pour une DLUO n'est pas interdite, on trouve même souvent ces produits en promotion.
A l'exception de certains produits, fixée par la réglementation (exemple 24 jours pour les yaourts) la date de péremption est laissée à l'initiative des fabricants; elle est de leur responsabilité mais ils doivent procéder à tous les tests rigoureux prévus.
Les viandes vendues en rayon frais disposent d'une DLC, les viandes surgelées d'une DLUO.
Leur vente, leur conditionnement, font l'objet d'une réglementation spéciale, quant à celles qui sont réfrigérées et conservées soit sous vide, soit sous atmosphère modifiée elles doivent porter la mention: «ne pas sortir de l'emballage avant consommation».
Le temps entre l'ouverture du conditionnement et celui de la consommation sera donc le plus court possible.
D'après Police Mutualiste Mars 2003
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MOINS SALER POUR "BIEN VIEILLIR"

La Ville de Royan s'est penchée sur l'importance de la nutrition dans l'optique de bien vieillir pour deux raisons:
- elle compte une forte densité de personnes âgées de 65 ans et plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans (données OMPHALE 2001);
- la population a montré son intérêt depuis quelques années aux différentes conférences de prévention présentées à Royan par des Universitaires Experts dans leur spécialité.
Une prise de conscience progressive concernant l'équilibre nutritionnel a été accélérée par les problèmes de société très médiatisés des années précédentes tels que les hormones et certaines viandes, les prions de la vache folle, les craintes concernant la consommation des huîtres de Marennes après la terrible pollution du Prestige, enfin actuellement les différentes réserves concernant le saumon ...
Se maintenir en bonne santé en s'alimentant bien est donc devenu un objectif important ...
Loin de marginaliser les personnes âgées, la prévention des problèmes de santé est devenu un lien inter-générations.
A la maison de l'Enfance, on apprend avec une personne retraitée à jardiner, à découvrir fruits et légumes et manger équilibré. Les enfants des classes primaires bénéficient de conseils diététiques et plus particulièrement en prévention de l'obésité. Les adolescents sont informés des risques de l'alcool, des drogues et du tabac dans leur collèges et lycée. 100 personnes âgées reçoivent les plateaux à domicile accompagnées de fiches recettes et conseils diététiques. Éduquer et informer restent deux priorités pour tous les âges, car pour "Bien Vieillir", il faut se donner toutes les chances dès le plus jeune âge.
Le programme "Bien Vieillir" à Royan dès 2003 a permis de promouvoir une mesure telle que "Moins saler pour bien vieillir".
Cette mesure a été proposée en sachant que le risque d'hyper tension artérielle, de maladies cardio-vasculaires, d'insuffisance cardiaque, d'ostéoporose, de cancer est un risque plus important après 65 ans ; et en ayant pris connaissance des études concernant l'excès de consommation de sel reconnu pour aggraver ces pathologies. La consommation de sel recommandée par l'OMS est de 5g/jour chez la femme et 6g/jour chez l'homme alors que la consommation moyenne française est de 9 à 10g/j. Études INCA SU.VI.MAX AFSSA.
Partant du constat que la part de sel dans l'alimentation a augmenté de 70% depuis 10 ans.
- sans être justifiée par la moindre carence en sel de la population
- et qu'il s'agit d'une consommation imposée sans aucun contrôle de la santé quant à cette augmentation.
Ces deux critères ont facilité la décision de mettre en place une action visant à moins saler l'alimentation ayant pour objectif de diminuer le risque d'aggravation ou d'apparition des pathologies citées.
Cette mesure de précaution a été prise en connaissance des études citées précédemment dans une perspective de progrès et en dehors de toute polémique.
En pratique, moins saler l'alimentation est toujours accompagné d'une information et de conseils des diététiciennes qui s'investissent prioritairement dans cette action.
Pour les plateaux repas à domicile des personnes âgées, 2g à 3g de sel/jour (besoins physiologiques inférieurs à 2g/jour) sont apportés, la consommation de pain du petit déjeuner et des collations comme le goûter est libre et apporte le complément de sel par jour. Herbes fraîches, épices sont les exhausteurs de goûts favoris. L'usage de la salière est fortement déconseillé, sa place est prohibée sur la table.
Les plateaux repas du Centre Hospitalier apportent 6 à 7g/jour de sel. La diététicienne débute son enquête sur les habitudes alimentaires des patients se plaignant de la fadeur des repas et conseille une modification de l'alimentation lorsqu'elle estime
que la consommation à domicile dépasse 12g/jour.
Les aliments vecteurs de la consommation de Chlorure de Sodium sont bien identifiés: pain et biscottes, charcuterie, fromages, soupes, plats cuisinés, sandwiches.
Un groupe de boulangers du Pays Royannais a proposé d'instaurer une diminution progressive de 20% du sel sur 4 ans, soit 5% par an, dans la fabrication de leur pain avec l'accord de la Fédération Départementale de la Boulangerie. Cette initiative a été officialisée dans le cadre du premier volet du programme "Bien Vieillir" par la signature d'une charte à Royan le 30 mai 2003 lors de la visite de M. Hubert Falco, Secrétaire d'Etat aux Personnes Âgées.
L'objectif de cette charte est bien de diminuer la quantité de sel
dans le pain.
Une diminution progressive a été proposée car la perception gustative ne peut pas discerner cette diminution de 5% par an.
Les professionnels se basent sur un calcul simple pour effectuer cette diminution du sel. La valeur de départ est fixée à 24g de sel par kg de farine.
Une baisse de 20% permet d'atteindre en 2007: l8g de sellkg de farine.
18g de sellkg de farine était la quantité de sel contenue dans le pain entre 1950 et 1960.
La perception du goût salé fait appel à la mémoire grâce à la formation d'images mentales. Une personne âgée de 65 ans en 2004 aura-t-elle les mêmes sensations gustatives et mnésiques en consommant ce pain en 2007 que Marcel Proust et sa madeleine?
"Ce sont les techniques de pétrissage intensifiées qui ont nécessité à postériori l'augmentation des doses de sel pour compenser la perte de goût du pain. Actuellement le savoir faire des Artisans Boulangers avec des fermentation longues et un pétrissage mesuré, ne justifie plus cette concentration élevée de sel. La saveur de ce pain n'a plus besoin d'un excès de sel pour cacher son insipidité". Gérard BROCHOIRE, Institut National de la Boulangerie Pâtisserie.
L'initiative de ces 8 artisans boulangers prouve une volonté de proposer à la majorité de leurs clients avec leur baguette ordinaires ou de tradition, des pains de qualité sans surcoût dans la fabrication, ni à la vente.
L'implication des boulangers dans ce programme et leur motivation confirme leur rôle social de première importance et en particulier ses dimensions humaines. Le boulanger reste une des seules personnes avec qui communiquent certaines personnes âgées isolées. Cette initiative généreuse transforme ce lien en un lien précieux par sa préoccupation de l'avenir de l'autre, valorisant le goût et le plaisir pour tous.
Ces boulangers souhaitent proposer un pain alliant des qualités nutritives et gustatives, de plus en plus adapté aux besoins physiologiques de l'organisme. Les professionnels de santé recherchent à diminuer les conséquences pathologiques occasionnées par une consommation élevée de sel. Les intérêts de ces deux groupes professionnels ont convergé vers un projet commun. Leur union a pour ambition à court terme le bien-être des consommateurs, à plus long terme des économies de souffrances en évitant peut-être des complications telles que l'accident vasculaire cérébral, pathologie diminuant l'autonomie et dont le coût est très élevé pour la Sécurité Sociale.
Reconnu comme aliment de tradition, le pain retrouve toute sa place dans notre alimentation. Soutenus par leur Fédération Départementale ces boulangers font des émules et d'autres artisans souhaitent adhérer à cette charte. Loin d'être seulement un effet d'annonce, moins saler pour bien vieillir est un projet qui dynamise une ville et crée des liens privilégiés. Le sel longtemps richesse de cette région, retrouve ses lettres de noblesse en se faisant ... rare!
Programme National "Bien Vieillir" Mr Philippe Most, maire de Royan - Mme Elisabeth Pernelle, Chef de Service de Gérontologie, clinique du Centre Hospitalier de Royan
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Dans le cadre de la Semaine nationale des retraités et personnes âgées, le CODERPA de la Creuse a organisé une série de spectacles sous le thème "Vivre ensemble nos différences".

Le CODERPA 23 a mis sa pierre à l'édifice de la Semaine nationale des retraités et personnes âgées, le dimanche 19 octobre, à la salle polyvalente de Guéret. Répondant au thème de cette édition, "Vivre ensemble nos différences" l'organisme a rempli son contrat.
Le matin, en présence de Michel Vergnier, député-maire, les convives ont trinqué avec des apéritifs portugais et réunionnais. Ensuite, un repas a rassemblé une centaine de personnes autour d'un couscous. L'après-midi, ce fut le tour des animations, avec de la musique réunionnaise, des danses traditionnelles mahoraises et les démonstrations d'un groupe folklorique portugais, avec les participations du Cercle des amitiés créoles de la Creuse, Creuse Maghreb et Portugais Creuse Allier.
Parallèlement, l'association mahoraise des étudiants de la Creuse avait organisé une exposition de leur île,
avec des objets, cartes postales ...

Mettre en avant les différences. Robert Barrat, 2ème vice-président du CODERPA 23, explique le but de cette semaine bleue: "Chaque année a un thème particulier. Cette édition mettait en avant nos différences, que ce soit d'âge, de culture ... On doit vivre à l'avenir ensemble nos différences, le métissage des populations. C'est aussi une fête intergénérationnelle. Il faut vivre avec les plus vieux comme avec les plus jeunes. Et avec l'Europe, ce sont toutes les différences culturelles et religions. Le CODERPA est le guide de savoir vivre pour l'avenir, et à nous, les anciens de donner l'élan". C'est aussi dans cet esprit que l'association des aphasiques était présente.
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Cette année, le Noël des personnes âgées a été remplacé par la "Galette des Rois" avec un groupe folklorique "Pour le plaisir" à Bellegarde en Marche, le 4 Janvier 2004. Cette manifestation regroupait les cantons et communes d'Auzances, Aubusson, Le Donzeil et Chénérailles. Les aînés ont passé un très bon après-midi, ils
ont chanté, dansé ... les photos en témoignent.

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Référent:
- Écouter les écoutants
- S'intéresser, apprendre
- Faire le suivi des appels
- Conseiller, orienter
- Responsabiliser les appelants
- Compléter les dossiers
- Transmettre des informations aux écoutants
- Faire des statistiques, des évaluations
- Suivre des formations
- Organiser des réunions avec les administrateurs
et le Comité Technique de Pilotage

La maltraitance des personnes âgées est devenue un fait de société et il a été convenu d'agir pour dénoncer ces actions et pour sécuriser les personnes âgées concernées.
Pour ce faire, le bureau du CODERPA a organisé la venue, le 30 Juin 2003, de Mme Busby, directrice d'ALMA France, afin qu'elle présente le principe et les modalités de création d'un centre d'écoute (voir bulletin n? 13).
Le bureau du CODERPA a proposé d'organiser l'Assemblée Générale Constitutive pour la création de l'Association d'ALMA-Creuse (loi 1901) sous la co-présidence de Mme la directrice de la DDASS et de Mr le DGAS du Conseil Général.
Pour la création de cette antenne et pour le fonctionnement de l'association nous faisons appel à candidature pour être membre de l'association et/ou siéger au Conseil d'Administration et écoutants ou référents.
-Tél. 05 55 414625-
Écoutant:
- Être disponible et volontaire
- Avoir un intérêt pour le thème de la maltraitance
- Faire du bénévolat anonyme au téléphone
- Écouter activement et éthiquement
- S'intéresser, apprendre
- Suivre des formations
(proposées par ALMA département et ALMA France)
- Travailler en équipe
- Noter, classer, organiser
- Transmettre aux référents
- S'assurer que les dossiers sont pris en charge et classés

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CHARTE DES DROITS ET LIBERTES DE LA PERSONNE ACCUEILLIE
LE DROIT DES USAGERS (le texte complet de la charte est à disposition sur demande à Alma France) La charte des droits et libertés de la personne accueillie :
Comme prévu dans la loi du 2 janvier 02 rénovant l'action sociale et médico-sociale, une charte des droits et libertés de la personne accueillie doit être remise (annexé au livret d'accueil) aux personnes, ou à leurs représentants légaux, lors de leur entrée dans un établissement ou dans un service social ou médico-social (voir article: L,311-4 du Code de l'Action Sociale et des familles).
Le contenu de cette charte est fixé par arrêté, à savoir :
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Le Code Pratique
EDITOS
par Robert HUGONOT, Président d'ALMA France
"Donne-lui tout de même à boire", dit mon père ... (l)
Cette eau que l'on ne refuse pas à un ennemi à terre, l'aurait-on refusée, ou oubliée de la donner à un vieillard isolé?
Donner à boire est le premier geste que l'on doit à son prochain ... et le plus simple, si la gourde est bien remplie, si la carafe et le robinet sont proches !
En 1978, j'avais avec mes collaborateurs de l'époque, Eric Lanney de Courten et Gérard Dubos, écrit sur les dangers de la "non-soif' de certains grands vieillards, ou de gens moins âgés notoirement "hydrophobes". Ce texte fut publié dans la Revue de Gériatrie en septembre 78, après avoir été présenté en 77 au Congrès Européen de Gériatrie, et avoir été le thème de la thèse de médecine de Gérard Mathes en 1975.
Nous avions fait une étude expérimentale démontrant clairement ce risque de perte du sens de la soif, et dès lors, grâce à une bonne formation des personnels et avec l'aide de bénévoles promenant un "chariot des boissons" dans les couloirs de l'hôpital, la prévention par le verre d'eau s'était mis mise en place. Encore faut-il vaincre parfois la résistance des vieillards "hydrophobes" en leur proposant des "cocktails d'eau" (1/2 Perrier, 1/2 eau plate) ou des sirops variés.
Je pense que peu de services de gériatrie ont oublié le verre d'eau en période caniculaire. Il est moins sûr que des familles géographiquement absentes, en vacances, ou affectivement éloignées n'aient pas "oublié" de donner à boire, par "négligence" ... et parfois, exceptionnellement, par omission volontaire pour punir !
(1) : Victor Hugo, la Légende des siècles - "Après la bataille"
Des liaisons dangereuses
Une longue lettre reçue hier concerne une maltraitance que l'on pourrait intituler "accaparement délictueux d'une personne et de ses biens".
Ce n'est pas la première fois que des dames de 40 à 50 ans m'écrivent pour me faire part en détail de leur surprise attristée, voire de leur fureur et de celle de leur famille, en découvrant que leur père veuf qui vient de décéder a légué tous ses biens (hors la réserve héréditaire* inaliénable pour certains membres de la famille) à celle qui fut sa "dame de compagnie" ou sa compagne tardive. Nous avons raconté dans "la vieillesse maltraitée" plusieurs de ces histoires sous le titre "la rencontre tardive de Vénus". Nous avions ainsi découvert que la profession "d'accapareuse de vieux messieurs" était sans doute pratiquée par plus d'une ... et lucrative.
Du vivant de l'aïeul, on nous demande que faire lorsque cette situation se découvre, lorsque l'on apprend que par certains canaux publicitaires l'aïeul vient de se remarier avec une compagne "jeune et exotique" et entretient aussi toute la famille venue la rejoindre. S'il s'agit de quelqu'un à l'esprit affaibli par un Alzheimer débutant, il est alors possible de saisir la justice, mais si l'aïeul a le cerveau clair, on peut seulement se reprocher de ne pas l'avoir davantage entouré, de l'avoir trop "négligé".
Curieusement, lorsqu'il s'agit d'une aïeule, nous recevons moins de plaintes. Quelques dames mûres cependant vont à la recherche d'un compagnon jeune et fringant: les après-midi dansants de certains cafés parisiens ou des promenades sur la "Croisette" sont des lieux de rencontre bien connus.
*Réserve héréditaire: article 913 du Code Civil "les libéralités, soit par actes entre vlfs, soit par testament, ne pourront excéder la moitié des biens du disposant si un seul enfant, le tiers si deux enfants, le quart si trois enfants ou plus". VOir aussi l'article 914 concernant les ascendants".
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Du racisme anti-vieux
De l'êgisme sociétal à l'âgisme familial
Ce mot a été créé vers le début des années 60 aux États Unis: "Ageism", pour désigner la ségrégation par l'âge et par le handicap qui souvent l'accompagne. Une célèbre suffragette américaine, Maggie Kuhn avait, l'âge venant, créé et pris la tête des "Panthères grises" pour dénoncer l'âgisme de la société et obtenir qu'elle prenne en considération certaines des aspirations des anciens.
L'âgisme est un concept multidimensionnel puisqu'il touche les aspects de la vie en famille et en société. Les "conseils des sages" de l'Afrique réunissaient des hommes mûrs qui apprenaient aux plus jeunes par la parole l'art de conduire un village puisqu'il n'y avait ni livres, ni écoles pour le faire. Avec la civilisation, ils ont disparu. Quand on veut se passer de l'expérience de l'ancien, on le relègue au rang des accessoires inutiles !
Pour comprendre ce que contient le concept "âgisme", il faut analyser ce que représente un vieux pour un jeune, un vieux pour un vieux, un vieux pour un décideur politique. Le choix est à faire entre un certain nombre de réflexions, entendues de ci, de là, que le lecteur pourra prendre à son compte ou rejeter:
- l'image de l'âgé est d'autant moins positive que l'on avance en âge,
-l'amour que l'on porte à son aïeul peut se transformer en intolérance quand maladies et handicaps entraînent la "décrépitude",
- faire de la gymnastique à son âge ! elle n'a jamais accepté de vieillir!
L'âge est aussi une dimension que certains médecins vont utiliser négativement pour limiter les examens ou déconseiller une intervention.
Les retraités et les âgés intéressent les candidats en période électorale, car si on enlève les moins de 18 ans, ils représentent 40% du corps électoral ; mais les élections passées, ils sont souvent négligés, car leur mécontente ment ne peut se traduire dans l'instant que par des manifestations négligeables.
La société pose souvent sur les retraités, et pas seulement sur les plus âgés d'entre eux, un regard d'exclusion. C'est le même regard que celui qui est porté sur les personnes handicapées, les chômeurs ou les immigrés. "Ils ne servent plus à rien et nous coûtent cher !" pensent beaucoup.
Dans les assemblées de retraités, les mots vieillissements, vieillesse, vieux font peur ... Une des premières causes de
l'exclusion des âgés de la société est peut être le regard que les vieux - qui refusent ce mot - portent sur eux-mêmes. L'exclusion est alors une fatalité. Certains sont à ce point handicapés et dépendants qu'ils portent parfois sur eux-mêmes un regard de haine. Cela débouche parfois sur un suicide, exclusion majeure. D'autres vivent en de hors du monde, en hostilité avec ce qui les entoure et se referment dans un antre "à la Diogène". D'autres se barricadent chez eux par peur des violences à leur égard: c'est l'exclusion - refuge. Ce sont là différents modèles d'auto exclusion : l'isolement augmente, malgré la dépendance, malgré les risques.
D'autres sont exclus par maltraitance. Les services d'écoute et de prévention de la maltraitance des personnes âgées ont eu connaissance de plusieurs cas de personnes qui pleurent leur solitude, dans un environnement sans chaleur humaine, sans amour, puisque même au sein de la famille se développe un âgisme familial. Privées de papiers d'identités, de leur carnet de chèques, de la visite de leurs petits-enfants, c'est bien à l'image typique d'une maltraitance - exclusion!
L'entrée forcée en institution, le rejet vers une maison de retraite complètent alors la pire des exclusions, l'exclusion - enfermement. Les établissements vont tenter de recréer entre les murs une vie nouvelle et chaleureuse, et beaucoup de pensionnaires s'y adaptent, mais beaucoup d'entre eux aussi se recroquevillent sur leur exclusion définitive. Ainsi la lutte contre toutes les formes d'exclusion doit être l'axe principal de la prévention des maltraitances.
Et cependant, ce n'est que par l'intégration de tous les âges que notre société industrialisée à l'excès peut conserver ses valeurs humaines, mais pour contribuer à réaliser la société du siècle commencé par l'an 2000, il faut que les retraités comprennent que le temps n'est plus de seulement vivre passivement et de se regarder lentement vieillir, mais de se pencher inlassablement vers toutes les misères qui nous entourent. Pour ne pas être soi-même un exclus, il faut se tourner vers tous les autres exclus par l'âge ou la maladie, l'isolement ou l'inculture, en s'engageant dans ce bénévolat associatif qui est le moyen d'expression du don de soi. Alors, mais alors seulement, les retraités et les âgés feront partie de la vie de notre humanité.
Le vieux
Il avait complètement disparu du paysage, le vieux. Évincé par l'irrésistible figure du "senior", sémillant sexagénaire, chouchou des agents de voyage, coqueluche des assureurs, providence des annonceurs. Un vrai rêve de publicitaire que ce senior-là, plein d'allant, cheveux blancs et toutes ses dents. ( ... ) Et voilà qu'à la suite d'un été caniculaire réapparut celui qu'on avait définitive ment enterré jusqu'à bannir le nom: le vieux. ( ... ) Il y avait encore des vieux en France! Mais oui, Madame. Des fatigués, des décatis, des dépassés. Des courbés sur leur canne, des perdus dans leur tête. Des vieux, quoi. Après des années de shoot aux "soins anti-âge" ; la remontée fut évidemment rude. D'autant que les vieux mouraient, figurez-vous. Surtout si on avait oublier de les réhydrater, expliquaient doctement les toubibs. ( ... ) Et voilà comment 2003 vit le réveil d'une société profondément névrosée par le matraquage consumériste, enfermée comme jamais dans le mythe de l'éternelle jeunesse.
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LA CONDUITE AUTOMOBILE ET LA PERSONNE AGEE
CONDUITE, FACTEUR D'AUTONOMIE ET DE VIEILLISSEMENT RÉUSSI
Le vieillissement réussi sous-entend de rester en bonne santé physique et psychique mais aussi de garder des liens sociaux et d'éviter l'isolement: c'est donc une nécessité sociale.
Conduire est synonyme de qualité de vie, de convivialité, de plaisir, d'indépendance et de socialisation.
A l'inverse, le retrait du permis de conduire engendre donc une vraie facture sociale qui a des conséquences importantes dans plusieurs domaines:
- Difficulté de maintien du réseau inter-générationnel avec les enfants et les petits enfants.
- Difficulté dans l'approvisionnement, pour aller chez des amis, pour les loisirs voire une activité sportive.
- Conséquences sur la santé, pour honorer des rendez-vous médicaux par exemple, mais surtout l'isolement social créé la dépendances voire une véritable dépression qui peut entraîner un placement plus rapide en institution.
Au total, le renoncement à la conduite a une portée symbolique importante avec sentiment d'irréversabilité, de renoncement, d'approche de la mort.
LES PERSPECTIVES ACTUELLES
Le comité de Sécurité Routière du 15/12/2002 a introduit la notion de visite médicale périodique tous les 2 ans pour les personnes âgées de plus de 75 ans (et aussi dans un avenir proche à celles de moins de 75 ans !).
Cette visite sera, en tout cas en l'état actuel de la loi, effectuée par le Médecin traitant pour un tarif de 22 à 28 euros (chiffre non fixé) sans feuille de maladie donc non remboursée. Celui ci ne pourra délivrer qu'un certificat d'aptitude. S'il estime ne pas pouvoir le délivrer, qu'elle qu'en soit la raison, la personne devra aller devant la Commission Médicale Départementale qui pourra statuer de différentes façons :
1.- Adaptation du permis
Interdiction de conduite de nuit
Interdiction de conduite sur autoroute ou voies rapides
Limitation de conduite dans un rayon de 50kms autour du domicile
2. - Suppression temporaire ou définitive de la conduite mais il devrait être proposer un contrôle en "situation", c'est à dire la réalisation pratique d'un test de conduite auprès d'une auto-école.
La loi est votée mais les décrets d'application ne sont pas parus, ce qui peut entraîner des changements. Aux dernières nouvelles, cette mesure devrait être repoussée de plusieurs mois pour donner à la commission médicale ministérielle le temps de valider la liste des contre-indications, médicales et de régler quelques questions juridiques (code de déontologie médicale, code de santé publique).
EFFETS DU VIEILLISSEMENT SUR L'AP TITUDE A LA CONDUITE
La conduite automobile est une activité complexe exigeant une habileté cognitive (attention, jugement, analyse rapide des situations), sensorielle (vision, audition) et motrice (force, coordination, réflexes). L'avance en âge et les habitudes de vie modifient les performances de façon inégale d'un sujet à l'autre.
1. Le manque d'entraînement et perte des automatismes : le conducteur âgé parcourt de moins en moins de kms, ce qui entraîne une certaine "inexpérience" dans l'aptitude à la conduite dans une circulation intense, la nuit, par mauvais temps ... etc.
- Le permis de conduire requiert au moins 5/ 10ème de vision binoculaire (les 2 yeux ouverts, avec ou sans lunettes). Si l'acuité visuelle d'un œil est inférieure à 1/10ème, l'autre œil doit en avoir une d'au moins 6/10ème.
- En dehors d'une maladie ophtalmologique, le vieillissement génère une augmentation du poids du cristallin, une modification de la transparence et une réduction du diamètre de la pupille. Ceci signifie que la vision d'une personne âgée est plus "tunnellaire" par réduction normale du champ visuel, qu'il existe une moins bonne discrimination de l'intensité lumineuse (il faut 5 fois plus de lumière pour voir comme à 20 ans !) et de la vision des couleurs (ce qui entraîne une augmentation du temps d'adaptation à la mauvaise visibilité et, de nuit, à l'éblouissement).
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- Il existe bien sûr des maladies de l'œil qui sont génératrices de difficultés à la conduite telles que cataracte, dégénérescence maculaire, glaucome ou rétinopathie diabétique.
L'audition est très sollicitée dans la conduite automobile: il faut entendre les bruits du moteur, les clignotants et les coups de klaxon. 1/3 environ des personnes âgées ont un trouble significatif de l'audition, la presbyacousie.
Pour maintenir la meilleure audition possible, il est conseillé d'éviter la radio, de conduire la fenêtre ouverte et d'avoir un véhicule non insonorisé.
4. - La préhension et la coordination des mouvements
La conduite nécessite de l'habilité, de la dextérité et parfois de la force : hors les muscles déclinent en force et en souplesse avec le vieillissement ainsi que le temps de réponse articulaire.
AUTRES FACTEURS NUISANT A L'APTITUDE A LA CONDUITE - Le manque de vigilance
Les personnes âgées ont une moins bonne qualité de sommeil et ont donc tendance à la somnolence diurne, surtout s'il existe une mauvaise hygiène de vie : horaire de coucher irrégulier, surmenage, prise d'alcool.
- La prise de médicaments
Notamment les tranquillisants et les psychotropes et éventuellement les médicaments susceptibles d'entraîner une hypotension.
- Certaines maladies
Comme l'épilepsie, le diabète instable, certaines pathologies cardiaques telles qu'antécédents
d'infarctus, qu'angine de poitrine, que troubles du rythme, et surtout les démences même modérées.
10 CONSEILS AUX PERSONNES AGÉES POUR LA CONDUITE AUTOMOBILE
1. Éviter de conduire la nuit
2. Faire des temps de conduite courts en fragmentant les voyages
3. Éviter de conduire dans les grosses agglomérations, la nuit, en cas d'intempéries (pluie, brouillard, neige)
4. Préférer les parcours connus
5. Réduire la vitesse maximale
6. Préférer une voiture automatique
7. Éviter de fumer au volant
8. Éviter les "doubles tâches" : téléphone portable, parler avec quelqu'un, avoir des enfants turbulents derrière ... etc
9. Pas d'alcool ni de repas copieux les heures précédentes
10. N'hésiter pas à consulter votre médecin pour vérifier si les médicaments pris modifient la vigilance.
Dr XAVIER Médecin agréé Sécurité Routière

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- CONDUITE AUTOMOBILE Quelques conseils
COMMENT ABORDER UN GIRATOIRE ?
On imagine un axe médian qui traverse
le Rond-point par son centre ---. depuis son entrée

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La sortie se situe à droite de l'axe d'entrée
1/ avant d'entrée dans le giratoire, je me positionne sur la voie de droite 2/ je mets mon clignotant à droite
3/ dans le rond-point je reste à droite jusqu'à la sortie et j'indique toujours ma direction avec mon clignotant.
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La sortie se situe à gauche de l'axe d'entrée
1/ avant d'entrer dans le rond-point, je contrôle le rétroviseur intérieur, le rétroviseur
extérieur gauche ainsi que l'angle mort gauche 2/ j'indique en mettant le clignotant gauche
3/ je place mon véhicule sur la voie de gauche
4/ je mets le clignotant à droite à hauteur de la sortie précédant celle que je vais prendre, en contrôlant l'angle mort droit, et m'assure que je peux me rabattre sur la droite sans danger
5/ je me rabats à droite jusqu'à la sortie.
Les clignotants ne sont pas des gadgets, leur utilisation est très importante, mais ils n'assurent pas leur priorité
dans un giratoire, l'utilisation du clignotant est obligatoire
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Zone d'Intervention : - Cantons de Guéret,
- Canton d'Ahun,
- Canton Saint-Vaury
-Publics A qui s'adresse le CLIC?
A toutes les personnes :
- Retraités,
- Futurs retraités,
- Familles,
- Professionnels de santé,
- Service d'Aide à Domicile
Désirant s'informer sur tous les aspects de la vie quotidienne des personnes âgées :
- Passage à la retraite,
- Accès aux droits,
- Accessibilité du logement et des
transports,
- Qualité et confort de vie,
- Vie sociale et culturelle.
-Missions Quelles sont les missions du CLIC? - Accueil et écoute des besoins

- Recherche d'une solution
- Simplification des procédures
- Orientation vers les services compétents
- Partenaires -
Conseil Général, CRAM, MSA, CAF.
Centre Communal d'Action Sociale CLIC Rue de Paris - 23000 GUERET

Téléphone: 0555414649
du lundi au vendredi : de 8h à 12h à 14h-18h samedi matin de 9h-12h
Ouverture des bureaux:
Mardi 9h - 12h Mercredi 14h - 16h30 Jeudi 9h - 12h Vendredi 14h - 16h30 Samedi 9h - 12h
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COMMUNIQUÉ
Le dernier bulletin du CNRPA (Comité National des Retraités et Personnes Âgées) s'ouvre par un éditorial sous le titre «Vieillissement et Solidarités».
Il constate qu'après une large consultation de tous les secteurs concernés par la situation des personnes âgées, initiée par les Ministères, le résultat «nous laisse perplexe».
Si le projet de loi voté par le Sénat a reconnu l'existence légale du CODERPA (Comité Départemental des Retraités et Personnes âgées), par contre, il donne toute l'attitude au Président du Conseil Général sur sa composition et son fonctionnement. Avec le risque de la disparition du texte de loi d'un article relatif au Comité National, ce qui laisse supposer qu'à terme, le Comité National n'aurait pas d'existence légale, comme il en est déjà ainsi pour la CORERPA (Convention Régionale des Retraités et Personnes Âgées). Le CNRPA s'est ému de ces dispositions nouvelles et demande instamment la reconnaissance légale de ces structures nationale et régionale.
----------MOTION ----------
Plan vieillissement-solidarités: à quand le changement de regard?
Le Comité National des Retraités et Personnes Âgées (CNRPA) a procédé à un examen comparatif des travaux des 6 groupes de travail mis en place après la canicule et de ses exigences fondamentales pour les bases du «vieillir dans la dignité» d'une part, et des grandes orientations contenues dans le plan Vieillissement et Solidarités, d'autre part.
Pour le CNRPA, les handicaps des personnes: «victimes d'une déficience physique ou mentale, innée ou acquise, quel que soit l'âge, qui limite ou interdit l'accomplissement des actes essentiels de la vie courante» doivent être compensés. A cet égard, il regrette vivement de voir réapparaître la terminologie de la dépendance des personnes âgées qui entretient la différence de traitement entre les personnes.
Il considère à cet égard que le plan, qualifié de «réforme historique» est très limité dans son contenu, en ne posant pas clairement les bases d'un programme ambitieux de refondation d'une politique de vieillissement et de son financement, en passant sous silence notamment, la prévention, l'habitat et les ressources des personnes concernées.
S'agissant :
- de son contenu, le CNRPA constate que beaucoup de propositions n'ont pas été retenues. Il s'agit notamment du renforcement du rôle actif que jouent les acteurs de terrain que sont les retraités et personnes âgées, réunis au sein des comités départementaux et régionaux (CODERPA et CORERPA), dont la consultation doit être obligatoire. De plus, n'ont été retenues, ni l'idée d'une Conférence annuelle dédiée aux populations concernées, ni celle d'un organisme coordonnant les études et les savoirs.
A cet égard, le CNRPA réclame à nouveau une réunion urgente du Comité National de Coordination Gérontologique, organe créé en 1997, chargé du suivi qualitatif et quantitatif de l'Allocation personnalisée d'Autonomie. La revalorisation de l'APA doit être comprise dans le Plan. A minima, la suppression des mesures de régression s'impose dans la pérennisation de son financement.
Le rééquilibrage entre l'hébergement et le domicile, au niveau de leur coût respectif pour «l'usager» et des dispositions fiscales doit être recherché.
Les annonces des moyens supplémentaires ne sont que des reprises de plans pluriannuels précédents minorés qui sous-estiment les besoins et dont le retard de mise en œuvre ne répond pas aux urgences.
Le CNRPA souligne que l'annonce de la rénovation du bâti des établissements d'hébergement ne saurait entraîner une augmentation du forfait hébergement, c'est à dire une aggravation de la participation financière des personnes âgées et/ou de leur famille.
- du financement du plan, le non-recours à tous les revenus du travail et du capital créé des disparités dans la solidarité et ne couvre pas les conséquences de la perte d'autonomie. Il rappelle que le financement de la perte d'autonomie doit relever de la solidarité nationale dans le cadre de la sécurité sociale.
- de la gestion, le CNRPA refuse la création d'une caisse nationale supplémentaire qui vise à isoler toutes les personnes en situation de perte d'autonomie. Il rappelle son exigence de gestion par les structures de sécurité sociale existantes, la gestion décentralisée ouvrant en effet la porte aux disparités de traitement déjà constatées, plus grave encore, aux dérives partisanes.
A l'évidence, la démarche a consisté en la détermination préalable d'une enveloppe financière (suppression d'un jour férié) suivie d'une attribution à la satisfaction partielle des besoins. C'est le contraire que demandait le CNRPA, avec un étalement raisonnable.
Cette réponse comptable à une aspiration de société montre le fossé qui reste à combler pour que changent le regard porté sur les personnes âgées et la réponse à leurs besoins.
Le CNRPA exige enfin d'être consulté sur la préparation des projets de Loi relatifs à la création de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie et à l'élargissement de sa mission.
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Le programme "Bien Vieillir" repose sur deux niveaux (national et local) et quatre instances:
- Le comité scientifique présidé par le Professeur Gérard Saillant, chef de service de chirurgie orthopédique et traumatologique à l'hôpital de la Pitié, Doyen de la faculté de médecine Pitié Salpétrière, président du groupe sport et santé des états généraux du sport.
Ce comité scientifique a pour mission de :
- mise en place de réunions de travail bipartites : comité scientifique national, responsables locaux du programme "Bien Vieillir".
- déplacements sur le terrain des membres du comité.
4) identifier les projets d'action susceptibles de faire l'objet d'une "modélisation" et d'une large diffusion.
- Le comité de pilotage et le suivi présidé par M. Hubert Falco, Secrétaire d'Etat aux Personnes Âgées.
Il est composé comme suit :
- Secrétaire d'Etat aux Personnes Âgées
Cabinet du Secrétaire d'Etat aux Personnes Âgées Dr Danièle Chischlich
- Ministère des Sports
La directrice des Sports ou son représentant
- Ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité Le Directeur Général de l'action sociale ou son représentant
- Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées Le Directeur Général de la Santé ou son représentant
Le Directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins ou son représentant.
- Les comités locaux
A titre expérimental 17 sites ont été choisies sur le territoire : 16 communes, communautés de communes ou d'agglomération et un centre régional d'éducation populaire et de sport. Dans le cadre de son programme local, chaque site s'approprie un sous-objectif appartenant aux objectifs opérationnels du programme et s'engage à le concrétiser sous forme d'une ou plusieurs actions " ... "
A cette fin, les maires mettront en place sur chaque site, un comité local, auquel il serait souhaitable d'associer différents partenaires en fonction des objectifs poursuivis: Conseils Généraux, DRASS, DDASS, mais aussi CORERPA, CODERPA, associations d'usagers, CRAM, caisses de retraites, mutuelles, comités départementaux d'éducation pour la santé, médecins conseillers du sport, pharmaciens d'officine, missions régionales, médecins libéraux, etc ...
Les partenaires (la liste est encore provisoire)
Les parrains de ce programme sont des Champions Jeux Olympiques: Colette Besson, Jean-Claude Bouttier, Michel Jazy et Pierre Barthès.
Le programme a été lancé officiellement le 12/03/03 par M. Jean-Pierre Raffarin, Hubert Falco et Jean-François Lamour, Ministre des Sports.
Ce programme a pour but de promouvoir une demande susceptible de prendre en compte la perception que chacun a de sa propre santé et de son bien-être, en fonction de sa situation du moment, de ses capacités physiques, de son passé psychologique et social. L'expérience des communes, des services départementaux des sports, leur dynamique, la richesse de leurs expériences innovantes, la proximité de la population sont des atouts pour la mise en œuvre du programme.
Sites pilotes: Amiens, Rennes, Evreux, Fort de France, Houlcate, Lingolsheim, Lodève, Nancy, Nice, Pau, Rennes, Royan, St-Omer, Toulon, Toulouse, Valence, Versailles
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PRESENTATION DU SITE
Ce dispositif, sous la compétence de l'Etat, a vu le jour en Octobre 2003, qui vise à favoriser l'accès aux moyens de compensation du handicap pour toute personne quelle que soit la nature du handicap (moteur, sensoriel, visuel, auditif, polyhandicap, intellectuel ou psychique) et quel que soit l'âge.
Le SITE 23 vise à mettre en place un dispositif coordonné d'accès aux solutions de compensation des incapacités sur une évaluation médico-sociale réalisée par une équipe pluridisciplinaire (médecin, ergothérapeute ou technicien du handicap, assistant de service social). Ce dispositif vise aussi à réduire les délais de décision et d'obtention des aides sollicitées.
L'équipe pilote aura pour mission de développer des partenariats avec les autres dispositifs et s'articiller progressivement avec: la COTOREP, la CDES, l'EPSR, les CLIC, les caisses assurance maladie, services sociaux, établissements sanitaires et médicosociaux...
Les principes fondateurs de ce dispositif (circulaire du 19 juin 2001) sont:
- la simplification des démarches,
- le raccourcissement des délais,
- l'amélioration des financements.
Le SITE 23 est géré par la Fondation Caisse d'Épargne pour la solidarité, avec la nomination d'une chargée de mission et d'un secrétariat. Cette équipe pilote aura un rôle de coordination du traitement des demandes et d'animation du dispositif.
L'Etat représenté par la DDASS, ainsi que le Conseil Général, participent au financement du dispositif à travers le fonds de compensation. Ce fonds permettra de contribuer au financement, en complément des dispositifs légaux, des aides techniques et des aménagements des lieux ordinaires de vie.
Ce dispositif recentre les informations et oriente en fonction du handicap concerné vers une équipe d'évaluation pluridisciplinaire. La chargée de mission en liaison avec les équipes favorise un plan de financement le plus large possible et adapté à la situation individuelle de la personne en situation de handicap.
L'égalisation des chances implique de favoriser deux processus complémentaires, celui de l'accessibilité de la société par l'élimination des obstacles et celui de l'autonomie des personnes confrontées à des situations de handicap en leur donnant la possibilité d'exprimer et de mettre en œuvre leurs capacités.
Le développement des moyens de compensation des incapacités liées à une ou des déficiences est indispensable pour offrir aux personnes handicapées qui le souhaitent, dans le respect de leur projet de vie et de leurs capacités, la possibilité de demeurer dans leur milieu ordinaire de vie grâce à la mise en œuvre de plans d'aide individualisée comprenant des aides techniques et des aménagements de logement.
Ces évaluations individualisées permettent une approche globale de la personne et de ses aspirations et pas seulement une évaluation de ses déficiences.
Le projet personnalisé correspondra aux souhaits d'avenir formulés par la personne handicapée ou par sa famille. Il tiendra compte des capacités et incapacités de la personne, mais aussi des facteurs environnementaux qu'ils soient architecturaux, socioprofessionnels, financiers ...
Il a pour but de rendre la personne handicapée active, ce qui lui permettra de retrouver un rôle sociaL
Le SITE 23 sera le support d'un dispositif nouveau, de proximité, auprès duquel toute personne handicapée ou toute famille trouvera l'écoute, l'information et l'aide dont elle a besoin, en même temps qu'elle pourra y faire reconnaître ses droits dans une démarche d'évaluation renouvelée et personnalisée.
Pour tout renseignement complémentaire, il est possible de joindre l'équipe pilote:
Madame QUERIAUD Sophie, chargée de mission Mademoiselle JALLELT Patricia, secrétaire
SITE 23 SIRMAD Ré-AGIR
23300 NOTH
0555896400
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Responsable d'une lourde mortalité et morbidité, le tabagisme est devenu un enjeu majeur de santé publique. Actuellement responsable de 60 000 décès prématurés, il occasionnera en 2025 plus de 150000 morts (décuplement des morts féminines et doublement de celles des hommes) si le nombre de fumeurs ne diminue pas rapidement.
EPIDEMIOLOGIE DU TABAGISME
C'est parmi les 18-24 ans que la proportion des fumeurs est la plus forte (50% de la population avec égalité entre garçons et filles) ; à partir de la 4ème décennie, le nombre de fumeurs diminue; au 3ème âge, nombreux sont encore les fumeurs généralement fortement dépendants et dont beau coup souffrent des conséquences de leur tabagisme.
CONSEQUENCES DU TABAGISME
Le tabagisme a fait perdre en terme d'espérance de vie les bénéfices que les progrès de la médecine avaient permis
depuis trente ans (un fumeur de 40 cigarettes quotidiennes, voit son espérance de vie diminuer de 8 ans par rapport au non-fumeur).
toux, irritation oculaire mais aussi crise d'asthme (chez l'asthmatique), parfois aussi cancer bronchique. Le tabagisme des femmes enceintes retentissant sur le déroulement de leur grossesse et le développement du fœtus; après la naissance, le tabagisme au foyer, favorisant les infections ORL ou bronchiques du nouveau-né et leur faisant risquer bronchiolites ou l'apparition de manifestations asthmatiques.
TABAGISME ET TROISIEME AGE DE VIE Indépendamment des affections décrites dont le risque
d'apparition s'accroît avec l'ancienneté du tabagisme et la quantité consommée, il faut souligner que le tabagisme limite les effets positifs du traitement hormonal substitutif, accélère le vieillissement cutané, accroît le handicap induit par les maladies cardiaques et respiratoires en réduisant l'efficacité de leur traitement (interférence possible avec certains médicaments).

TABAGISME ACTIF
En inhalant la fumée de cigarette, produit de la combustion du tabac et du papier, le fumeur s'expose aux effets nocifs des 5 000 substances contenues parmi lesquelles le monoxyde de carbone (agression des artères, hypoxie tissulaire), des irritants (inflammation chronique des voies respiratoires, lésions précancéreuses), des goudrons (cancérogènes), des alcaloïdes dont la nicotine qui est l'acteur pharmacologique principal de la dépendance tabagique.
Le tabagisme actif est impliqué dans l'apparition de plus de vingt maladies dont les affections cardiovasculaires (maladie coronarienne, artérite des membres inférieurs, accidents vasculaires cérébraux) ; des maladies respiratoires (broncho-pneumopathies chroniques obstructives, cancers broncho-pulmonaires) ; indépendamment du cancer du poumon de multiples cancers sont favorisés par le tabagisme : les cancers de la vessie, des voies aéro-digestives supérieures, du pancréas. Dans tous les cas, l'effet nocif du tabagisme peut être renforcé par des conditions environne mentales (exposition à l'amiante) ou déficit d'hygiène de vie (alcoolisme).
TABAGISME PASSIF
L'exposition du non-fumeur au tabagisme des fumeurs de leur entourage peut être source de multiples conséquences:
Y A T'IL INTERET A S'ARRETER DE FUMER AU 3EME AGE?
Sans équivoque la réponse est oui, très rapidement le risque de mortalité et les
conséquences induites régressent; l'arrêt du tabagisme étant dans bien des cas un véritable acte thérapeutique (coronaropathie, artérite, insuffisance respiratoire). L'arrêt de la consommation tabagique permet par ailleurs de se libérer des contraintes de la dépendance (cette dernière relève de mécanismes identiques aux dépendances à l'alcool et héroïne), de faire de significatives économies et d'éviter les conséquences sanitaires du tabagisme (sur soi et les proches: conjoint, petits-enfants). Le médecin traitant peut aider significativement tous les candidats à l'arrêt, au besoin, des spécialistes en tabacologie peuvent aider les fumeurs fortement dépendants par des prises en charge individualisées étalées dans le temps et utilisant des traitements efficaces (substitution nicotinique, psychotropes) qui bien choisis sont sans danger et augmentent significativement le taux de réussite en limitant le syndrome de manque et ses conséquences.
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Docteur Jean PERRIOT Jean.PERRIOT@cg63fr
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Aide aux travaux d'adaptation
- Améliorer son habitat
Une subvention est attribuée, sous certaines conditions, par la Cram du Centre-Ouest afin de réaliser certains travaux d'amélioration de votre logement.
Les conditions d'attribution:
- Être retraité du régime général à titre principal,
- Résider en Limousin ou en Poitou-Charentes,
- Réaliser des travaux concernant exclusivement votre résidence principale
(ne pas les avoir commencés avant l'accord de la Caisse).
L'aide de la Cramco ne couvre qu'une partie des dépenses, elle peut être cumulée avec les aides d'autres organismes. Son calcul prend en compte le niveau du revenu et le montant des travaux nécessaires.
- Les travaux concernés
Personne semi valide ou dépendante:
- Travaux conditionnant le maintien à domicile,
- Travaux annexes s'y rapportant (ex. adaptation des sanitaires nécessitant la mise aux normes de l'électricité .. .)
Personnes valides:
- Travaux visant à prévenir les accidents domestiques
- Travaux atténuant les effets du vieillissement
(ex : transformation des sanitaires, réfection des sols et seuils, amélioration de l'accessibilité .. .)
- Les points d'accueil du service social en Limousin et Poitou-Charentes

Écrivez ou téléphonez à :
- CRAM du Centre-Ouest Service Action Sociale
37, avenue du Président René Coty 87048 LIMOGES Cedex
Tél. 05 55 45 37 09
Votre contact avec le prestataire conventionné dans votre département:
- CAL de la Creuse
2, rue des Marronniers BP91
23002 GUERET Cedex Tél. 05 55 52 4667
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En modifiant en profondeur les règles fiscales des donations, l'objectif du gouvernement était clair: favoriser la transmission du patrimoine entre générations du vivant des donateurs. Le premier changement concerne le barème de l'usufruit et de la nue-propriété, établi en 1901. A compter du 1er janvier 2004, le nouveau barème va permettre de donner la nue-propriété d'un bien en bénéficiant d'une fiscalité plus douce (voir tableau). Un avantage certain pour les parents désireux de donner tôt la nue-propriété d'une résidence secondaire ou d'un logement en location, tout en conservant l'usufruit du bien, notamment les loyers. Si les parents ont, par exemple, 58 et 56 ans, le montant taxable sera égal à 50% de la valeur du bien contre 70% auparavant. Sur un montant de 100 000 euros, ce sont 20 000 euros de moins sur lesquels ils seront taxés. Mauvaise nouvelle, en revanche, pour ceux qui veulent donner l'usufruit d'un bien, car ils seront davantage taxés qu'avec l'ancien barème. Dans le même esprit, le taux de réduction sur les droits à payer, quand le montant donné dépasse les abattements (46000 euros entre parent et enfant), a aussi été modifié. Mais là, le fisc reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre. Depuis le 25 septembre 2003 et jusqu'au 30 juin 2005, une réduction de 50% est accordée sur les donations en pleine propriété, quel que soit l'âge du donateur. En revanche, à compter du 1er janvier 2004, si vous ne donnez que la nue propriété, la réduction ne sera plus que de 35% avant 65 ans et de 10% entre 65 et 75 ans. Enfin, les donations d'usufruit restent sur l'ancien système avec une réduction de 50% avant 65 ans et 30% entre 65 et 75 ans.
De fait, un donateur âgé de plus de 65 ans aura intérêt à donner la pleine propriété d'un bien, avant le 30 juin 2005, pour bénéficier à plein de la réduction de 50% sur les droits. Mais, s'il a moins de 65 ans, il sera judicieux de ne donner que la nue-propriété, beaucoup moins taxée, même s'il ne bénéficie que d'une réduction de 35%. Dans le premier cas, sur un bien de 150000 euros donné à un enfant, les droits se monteront à 9550 euros. Dans le second, pour la seule nue-propriété, un donateur âgé de 64 ans devra payer 4 615 euros. Il évitera au passage de trop se démunir et pourra toujours refaire, une donation dix ans plus tard, en bénéficiant à nouveau des avantages fiscaux.
LE NOUVEAU BARÈME FISCAL
Âge
Moins de 21 ans Moins de 31 ans Moins de 41 ans Moins de 51 ans Moins de 61 ans Moins de 71 ans Moins de 81 ans Moins de 91 ans
Plus de 91 ans
Valeur usufruit
Valeur nue-propriété
90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10%
10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%
Droits de succession et de donation pour les décès ou donation à partir du 1er janvier 2004
Abattement
Tranches
(après application de l'abattement) En ligne directe
Entre parents et enfants: 46 000 €
| <7600€ | 5% |
de7600€à11400€
Entre grands-parents et petits-enfants : 30000€
de 11 400 € à 15 000 €
de 15 000 € à 520 000 € de 520 000 € à 850 000 € de 850 000 € à 1 700 000 € Au-delà de 1 700 000 €
15%
20% 30% 35% 40%
76000€
Entre époux
5%
10% 15% 20% 30% 35% 40%
<7600€ de7600€à11400€ de 15000 € à 30 000 €
de 30 000 € à 520 000 € de 520 000 € à 850 000 € de 850 000 € à 1 700 000 € Au-delà de 1 700 000 €
57000€
Partenaires liés par un Pacs
| o € à 15 000 € | 40% |
| Au-dessus | 50% |
1500 € (2) ou 15000 € (3)
Entre frères et sœurs
| o € à 23 000 € | 35% |
| Au-dessus | 45% |
Taux (1)
A soustraire pour un calcul rapide
10%
- 380€
- 950€
- 1 700 €
- 53 700€
- 96 200€
- 181200 €
- 380 €
- 1130 €
- 2 630€
- 54 630€
- 97130€
- 182 130 €
- 1 500 €
-2300€
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- Pour une donation
| en pleine propriété | 50% |
- Pour une donation
en nue-propriété ;
- si le donateur a moins de 65 ans 35%
- si le donateur a 65 ans révolus
| et moins de 65 ans | 10% |
Exemple de calcul :
Un père de famille de 67 ans fait à son fils en février 2004 une donation en pleine propriété d'un montant de 100000 €. L'as siette des droits sera de :
100000 - 46 000 (abattement) = 54 000 € Ce montant se situe dans la tranche imposée à 20%. Les droits devraient s'élever à:
(54000 ex 20%) -1 700€= 9100 € Compte tenu de la réduction supplémen taire, ils s'éleveront à : 9l00€X50%=4550€
(1) Si l'héritier, le légataire ou le donataire a 3 enfants ou plus, les droits sont réduits de 610 € par enfant à compter du 3ème, si la transmission s'opère en ligne directe ou entre époux et de 305€ dans les autres cas.
(2) Cet abattement ne joue pas en cas de do natioo.
(3) En cas de successioo seo1ement et sous 3 CQO ditions : l'héritier ou le légataire est célibataire, venf, divorcé ou séparé de corps ; il a plus de 50 ans ou est atteint d'one infirmité lui interdisant de travailler normalement ; il a été constamment domicilié avec le défunt pendant les 5 ans pré cédant le décés.
Actu Fiscalité: "Mieux vivre votre argent"

Le décès de votre conjoint est une situation difficile à vivre.
1 - Appeler le médecin
Pour constater le décès, et faire délivrer un certificat de décès attestant que celui-ci est naturel.
2 - Aller à la mairie
Pour déclarer le décès, se munir des documents suivants:
- Pièce d'identité personnelle
- Livret de famille ou extrait acte de naissance
- Le certificat médical constatant le décès
La mairie va délivrer l'acte de décès.
En demander plusieurs exemplaires qui vous serviront ultérieurement.
Faire établir un certificat d'hérédité qui servira à débloquer les sommes déposées en compte, lorsque ces dernières ne dépassent pas :
(5335,71 € soit 35000 F)
Nota:
En cas de décès à l'hôpital, cette démarche est effectuée par l'établissement hospitalier.
3 - Organiser les obsèques
Contacter les organismes habilités.
4 - Les obsèques passées
Il vous reste à accomplir un certain nombre de formalités, comme les démarches auprès de la Caisse de Retraites dont vous dépendez et des Caisses de Retraites Complémentaires; ceci dans le but d'obte-
nir les pensions de réversion auxquelles vous avez droit.
Vous trouverez ci-dessous la liste des démarches immédiates à effectuer et des documents à préparer. En cas de difficultés faire appel à l'assistante sociale.
4-1 Se procurer des bulletins de décès à l'Etat Civil (10 exemplaires au minimum). Des membres de votre famille en auront besoin pour justifier leur absence auprès de leur employeur.
4- 2 Le plus tôt possible après les obsèques:
Écrire à la Caisse de Retraites dont vous dépendez pour obtenir un imprimé de «demande de pension de réversion» (joindre un certificat de décès). Écrire également aux Caisses de Retraites Complémentaires pour la même demande.
Pour chacun des courriers, rappeler le n° de Sécurité Sociale et le n° d'allocataire du défunt (joindre un certificat de décès).
4- 3 En attendant la réponse à ces différents courriers:
Réclamer à la mairie du lieu de naissance du défunt plusieurs exemplaires de l'acte de naissance de celui-ci comportant les mentions marginales. Préparer plusieurs photocopies de votre livret de famille, du dernier avis d'imposition et tous documents concernant les versements des retraites de base et complémentaire des deux conjoints. Demander plusieurs RIB à votre banque.
DÉPENDANCE
Si l'un de vos parents proches devenait dépendant, que feriez-vous?
Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a publié en Mars 2003 (DRESS n0223) les résultats d'une enquête réalisée au domicile d'environ 4000 personnes dont les unes connaissaient des personnes dépendantes, les autres n'en connaissaient pas
La première proposition "vous l'accueilleriez chez vous" est envisagée par trois personnes sur dix, mais beaucoup plus par les agriculteurs que par les professions libérales (écart accentué de 19 points)
La deuxième proposition "vous feriez en sorte de pouvoir vous en occuper à son domicile" reçoit l'assentiment d'un quart des Français, mais peu des artisans, commerçants (12 points en dessous de la moyenne).
La troisième proposition "vous consacriez une partie de votre revenu à lui payer des aides de manière à ce qu'il reste à son domicile" est retenue par deux personnes sur dix, les professions libérales et cadres supérieurs citant cette éventualité beaucoup plus souvent (18 points au-dessus de la moyenne)
La quatrième proposition "vous le placeriez dans une institution spécialisée" est de plus en plus souvent envisagée (+ 5 points en deux ans) tout en demeurant très minoritaire: elle recueille l'approbation de deux personnes sur dix.
L'Année Gérontologique Lettre mensuelle n" 134 avril 2003
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POUR MIEUX DORMIR ... RELAXEZ-VOUS!
Au catalogue des moyens permettant d'obtenir un sommeil réparateur, la relaxation figure en bonne place ... Vieillir avec succès vous en livre le mode d'emploi.
La relaxation se pratique:
• En position allongée sur un tapis, avec un coussin sous les genoux et un petit coussinet sous la tête;
• Ou encore sur une chaise longue ou un fauteuil de relaxation, dont le réglage permet d'obtenir la même position;
• Ou bien assis sur une simple chaise ou dans un fauteuil ordinaire. Respiration et détente musculaire
• La relaxation s'accomplit toujours les yeux fermés, tous les muscles mous. Elle commence par la régularisation de la respiration et la détente musculaire. Après avoir fermé les yeux, détendez un à un chaque muscle, en prenant conscience du relâchement qui s'accomplit.
• Relâchez ainsi successivement les muscles des doigts de la main droite (que vous étendez mollement), puis de la paume et du poignet;
C'est la régularisation de la respiration, la détente de tous les muscles, puis du système nerveux qui permettent d'obtenir cet effet relaxant dispensateur de calme, de quiétude et de repos.

CERIN- Vieillir avec succès - 710 31 avril 2003
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COMMENT OBTENIR SON DOSSIER MEDICAL
Toute personne a le droit d'accéder aux informations concernant sa santé, sans passer par l'intermédiaire d'un médecin, conformément à la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner.
Qui peut le demander?
Le dossier peut être demandé par la personne concernée, son ayant droit si elle est décédée, la personne ayant l'autorité parentale, le tuteur, ou le médecin qu'une de ces personnes a désigné comme intermédiaire.
A qui adresser la demande?
La demande est adressée au professionnel de santé: médecin, hôpital public, clinique privée participant à l'exécution du service public hospitalier.
Délais de réponse
Huit jours à compter de la réception de la demande. Ce délai peut être porté à deux mois lorsque les informations médicales datent de plus de cinq ans. La communication des informations peut se faire soit par consultation sur place avec remise de copies de documents, soit par l'envoi de ces copies de documents.
Contenu du dossier médical Ce dossier contient :
Les informations formalisées recueillies lors des consulta-
tions externes dispensées par l'établissement, lors de l'accueil au service des urgences ou au moment de l'admission et au cours du séjour hospitaliers.
Les informations formalisées à la fin du séjour dont la liste se trouve à l'article 9 du décret N° 2002-637 du 29 avril 2002. Seules ces informations sont communicables.
Les frais de copies sont facturés au demandeur au coût de la reproduction et de leur acheminement postal.
Obligations des établissements
Le directeur de l'établissement veille à ce que toutes les mesures soient prises pour assurer la communication des informations, à la garde et à la confidentialité des informations de santé conservées dans l'établissement.
Les recours
Si la personne n'obtient pas satisfaction dans les délais impartis ou s'il s'agit d'un litige, elle peut saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) 66, rue de Bellechasse, 75007 Paris.
La CADA n'intervient pas pour les documents détenus par les cliniques privées ne participant pas au service public hospitalier. Les recours sont judiciaires.
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Paul MlCAELLl Le Courrier du Retraité FGR N° 98 avril 2003
LES SENIORS ET L'ARGENT:
ATTENTIFS, MAIS PAS OBSEDES!
Les seniors font attention à l'argent, mais ils sont loin de le mettre au premier rang de leurs préoccupations. Lorsqu'on leur parle des valeurs qui leur sont chères, ils citent plutôt la famille (49%), l'honnêteté (45 %), la tolérance (32%), la liberté (30%) ... L'argent n'arrive qu'en dernière position (5%).
Bien sûr, ne pas le mettre au premier plan ne veut pas dire qu'on n'en a pas besoin. Dans leur grande majorité, les seniors sont contraints de faire attention aux ressources dont ils disposent. De manière à pouvoir les utiliser au mieux. Entre 50 et 75 ans, on continue à dépenser pour satisfaire ses besoins : l'équipement ou la décoration du logement (54%), les sorties (23%), les vacances (33%) ...
Les seniors se révèlent être des consommateurs exigeants. Ils prennent le temps qu'il faut pour comparer les qualités et les prix. Jusqu a 75 ans, ils préfèrent dans tous les cas être traités commercialement comme tout le monde, c'est-à-dire sans
distinction d'âge ... Les seniors du XXIe siècle peuvent aussi obtenir des crédits de la part des établissements financiers. Seule réserve: une limite d'âge, comprise généralement entre 75 et 85 ans.
Elle peut parfois être supprimée, au prix d'une assurance coûteuse, qui couvre les risques de décès et d'invalidité. Mais, on le voit, puisqu'ils vieillissent avec succès, le monde des loisirs et de la consommation leur est encore largement ouvert.

UNE VIE EN COUPLE DE PLUS EN PLUS LONGUE
C'est le numéro 389 d'avril 2003 de la revue Population et santé qui nous l'apprend: les seniors vivent en couple de plus en plus longtemps. Le recul de la mortalité et le rapprochement de l'espérance de vie des hommes et des femmes expliquent l'accroissement de cette "longévité à deux" ...
Ainsi, entre 1990 et 1999, pour les hommes, la durée de vie en couple a augmenté de 2% chez les 70-74 ans, 0,6% chez les 75-79 ans, 4,6% chez les 80-84 ans et 3,6% chez les 85 ans et plus. Dans la même période, la durée de vie en couple pour les femmes a augmenté en l'espace de dix ans de 4% chez les 70-74 ans, 4,8% chez les 75-79 ans, 2,6% chez les 80-84 ans et 2,8% chez les 85 ans et plus.
Cette augmentation de la longévité des couples est observée en dépit de la montée des divorces et de la raréfaction des remariages. Il faut prendre en compte aujourd'hui le phénomène de la cohabitation, fréquente surtout chez les moins de 70 ans. Mais ne pas être marié ne signifie pas nécessairement ne pas vivre en couple, même après 75 ans!

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DES EXERCICES POUR CHAQUE JOUR
Chaque matin en vous levant et le soir avant de vous coucher, trois exercices pour vous :
1. Étirement
Debout, les pieds à plat et légèrement écartés, talons au sol.
- Joignez les doigts des mains.
- Étirez les bras vers le haut, tout en inspirant,
paumes des mains retournées, la tête entre les bras.
- Étirez-vous quelques secondes vers le haut, puis revenez à la position de départ en soufflant. Répétez 5 à 6 fois l'exercice.
2. Respiration abdominale
Allongé sur le dos, bras le long du corps, un petit coussin sous la tête, genoux légèrement repliés.
- Fermez les yeux et respirez lentement, profondément, par le nez.
- Comptez jusqu'à 2 ou 3 en inspirant, comptez jusqu'à 4 ou en soufflant. Essayez progressivement de doubler le temps d'expiration par rapport au temps d'inspiration.
- Progressivement, faites partir votre respiration de l'abdomen et faites-la revenir à l'abdomen.
- Quand vous soufflez, rentrez en souplesse et légèrement l'abdomen, en rapprochant les côtes les unes des autres et en abaissant la cage thoracique. Le mouvement doit être lent, régulier, continu, effectué d'un seul trait.
3. Assouplissement de la zone cervicale Debout, comme lors de l'étirement.
- Inspirez en amenant la tête lentement vers l'arrière.
- Soufflez en amenant la tête lentement vers l'avant.
Répétez l'exercice 3 fois alternativement, en arrière et en avant.
- Inspirez en amenant lentement l'oreille droite sur l'épaule droite.
- Soufflez en amenant lentement l'oreille gauche sur l'épaule gauche. Répétez l'exercice 3 fois alternativement à droite et à gauche.
- Inspirez en effectuant une légère rotation de la tête dans un sens.
- Soufflez en effectuant une légère rotation de la tête dans l'autre sens. Faites cet exercice 2 fois, très lentement.
UN BON ÉCLAIRAGE POUR AMÉLIORER LA VISION
Les capacités visuelles diminuent avec l'âge: l'acuité est moindre, l'adaptation à l'obscurité et à la lumière se fait moins bien, la capacité d'accommodation baisse et la perception de la lumière est moins vive.
Pour compenser cette évolution physiologique, il n'est qu'un moyen: renforcer l'éclairage, car les éclairages faibles aggravent la gêne. Les sources lumineuses éblouissantes doivent cependant être évitées, de même que les contrastes et les variations brusques d'éclairage. L'idéal est de pouvoir moduler les flux lumineux dans les pièces par des ampoules d'intensité réglable, orientées sur le champ visuel: pour la lecture, la couture, etc. On donnera aussi toute son importance à la lumière du jour, et cela pour de nombreuses raisons. D'abord parce qu'elle donne une sensation de contact avec l'extérieur et constitue un repère par ses variations au cours de la journée et des saisons. Ensuite parce que l'ensoleillement réchauffe et procure une sensation de bien-être. Les rayons du soleil sont par ailleurs favorables à la fabrication de la vitamine D qui, avec le calcium, est indispensable pour les os. Enfin, ils sont aussi bactéricides à l'intérieur des pièces de la maison, et favorisent donc l'hygiène du loge ment!
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Journée Nationale de l'Audition du 11 mars 2004
Dans le cadre de la 7ème Campagne Nationale d'information et de prévention dans le domaine de l'audition, cette année, le CODES et le CODERPA, ont organisé cette journée inter-génération sur le secteur d'Aubusson.
Elle a eu lieu au Lycée des Métiers du Bâtiment à Felletin.
Le programme était le suivant:
- Jeunes:
Lycée Professionnel d'Aubusson - Collège de felletin Enfants - Service d'éducation et de soins spécialisés à domicile pour enfants et adolescents déficients auditif
- Tout public :
Intervention médecin ORL - Gériatre Audioprothésiste - Orthophoniste MSA
Dépistage auditif et exposition


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