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Bulletin n° 14 - Mars 2004
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SOMMAIRE
| Editorial | p. 1 |
Nutrition Alimentation
| des Personnes Âgées | p. 2 à 8 |
Semaine Nationale des Personnes Âgées
| Galette des Rois | p. 9 |
| ALMA | p. 10 à 12 |
| Sécurité Routière | p. 13 à 15 |
| CNRPA | p. 17 |
"Programme Bien Vieillir" . p. 19
Un nouveau dispositif pour la vie autonome dans le département
| de la Creuse | p. 20 |
Le tabagisme au 3ème Âge ... p. 21
| La prestation "Habitat" | p. 22 |
Transmission du patrimoine
| entre générations | p. 23 |
Quelques démarches
| utiles | p. 24 à 27 |
Actions
| 2ème semestre 2004 | p. 28 |
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L'année 2003 n'a pas été une année comme les autres pour le secteur des personnes âgées.
En effet, le drame de la canicule de l'été 2003 a été l'occasion d'une prise de conscience de l'opinion sur la problématique du grand âge. Le département de la Creuse a été touché par la sur mortalité, comme sur tout le territoire, mais dans des proportions moindres qu'en Île-de-France par exemple. On a vu se mettre en place des mobilisations fortes auprès des personnes âgées à domicile, en maison de retraite ou à l'hôpital, de la part des professionnels et des familles.
Diverses enquêtes nationales ont eu lieu afin de comprendre l'augmentation de la mortalité, notamment en établissement. Ces enquêtes démontrent qu'il y a eu une surmortalité en août 2003 par rapport à août 2002 dans les établissements accueillant des personnes âgées, mais qu'il n'y a pas eu de surmortalité annuelle au niveau du département. En effet, les chiffres issus du recueil des bulletins de décès par la DDASS font état de 1921 décès en 2001, 1724 en 2002 et 1836 en 2003.
L'Etat a pris des mesures financières supplémentaires en fin d'année dans le département.
Ainsi, 10 places supplémentaires de services de soins infirmiers à domicile (SSlAD) ont été financées à Guéret, des crédits exceptionnels ont été alloués aux SSlAD et aux maisons de retraite. Par ailleurs, des autorisations de financement de travaux de sécurité dans certains établissements, dans le cadre du contrat de plan état-région, ont été données.
J'ai réuni l'assemblée générale du CODERPA le 23 octobre 2003, lui faisant jouer pleine ment son rôle de lieu d'information et d'échange sur la politique en faveur des personnes âgées. J'ai noté le dynamisme du CODERPA de la Creuse, attesté par les bilans d'activité, les réunions nombreuses du bureau, les manifestations retranscrites dans la presse. Son rôle de proposition et de relais entre les personnes âgées et les institutions est essentiel.
L'année 2004 s'ouvre sur de nouvelles perspectives et de nouveaux chantiers concernant la politique en direction des personnes âgées. En Creuse, le renouvellement de l'assemblée du CODERPA est en cours. Le centre de long séjour et la maison de retraite de la Souterraine seront restructurés dans le cadre du plan hôpital 2007 lancé par le gouvernement. Le démarrage des travaux est prévu pour fin 2004.
Mes services vont mettre en œuvre les mesures annoncées par M. RAFF ARlN dans son plan «vieillissement et solidarités» du 6 novembre 2003, validé lors du Conseil des Ministres du 14 janvier 2004. Le CODERPA sera associé et l'assemblée réunie afin de discuter de ces mesures.
Le plan tire les enseignements de la canicule en prévoyant la mise en place d'un dispositif de veille et d'alerte dans chaque département, piloté par l'Etat et le Conseil Général et mis en œuvre par les communes en ce qui concerne le repérage des personnes isolées. Il prévoit égale ment l'affectation de moyens financiers conséquents pour l'amélioration de la prise en charge des personnes âgées, tant au niveau du maintien à domicile que de l'accueil en établissement. Les mesures concrètes et chiffrées seront annoncées dans le courant de l'année 2004.
La priorité de mes services est de poursuivre le développement de la médicalisation des établissements en Creuse, ce qui se traduira par la création de postes de personnels paramédicaux. Afin de faire face au déficit de professionnels diplômés sur le marché du travail, le nombre de places de l'école d'aides-soignants a été porté de 60 à 70 places à la rentrée de février 2004. De plus, la formation continue est encouragée et la validation des acquis et de l'expérience est à l'étude au ministère de la Santé. Tout ceci doit permettre une prise en charge aussi adaptée que possible de nos aînés, dans le département le plus âgé de France, où il faut se montrer innovant et à la hauteur des enjeux.
Joël FILY Préfet de la Creuse
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Journée "Nutrition" du 4 Septembre 2003 au Centre Médical National de Ste-Feyre
Compte-rendu de Mr le Dr .L-C. Desport, responsable unité nutrition, Service d'Hépato-Gastro-Entérologie, CHU Dupuytren 87042 Limoges Cedex, Coordonnnateur du Plan Nutrition-Santé du Limousin.
NUTRITION ET PERSONNES AGEES
Introduction :
Les personnes d'âge supérieur à 65 ans représentent actuellement plus de 25 % de la population française, et leur nombre est en augmentation.
L'état nutritionnel des personnes âgées est un facteur très important en terme de vie quotidienne, car un bon état nutritionnel a un rôle préventif contre la baisse des défenses de l'organisme, contre l'ostéoporose, l'athérosclérose, le cancer et peut- être contre certaines démences. Le maintien d'une musculature en bon état permet de mieux contrôler les déplacements et d'éviter des chutes, donc des complications comme les fractures, dont on connaît la gravité chez les personnes âgées. Par ailleurs, manger correctement et équilibré est un facteur fondamental du plaisir de vivre et de l'état psychologique.
Les causes:
La dénutrition peut être un problème chez les personnes âgées, et elle est due à de nombreuses causes. L'appétit est parfois abaissé tout simplement parce que les capteurs du goût et des odeurs ont un fonctionne ment qui s'altère en prenant de l'âge. Pour cette raison, un régime alimentaire varié est souhaitable, avec des saveurs plus accentuées : attention aux régimes monotones et fades. L'état dentaire est à surveiller, car un dentier mal positionné ou une mauvaise dentition peuvent gêner l'alimentation: le dentiste est à consulter régulièrement, et 1 'hygiène dentaire ne doit pas être oubliée. La solitude, le perte d'un conjoint, quelque fois un changement de logement peuvent générer un sentiment d'anxiété ou de dépression, et ces états ne favorisent pas l'alimentation : il est très important de pouvoir parler de ces problèmes avec quelqu'un de la famille, avec un médecin, avec un proche, et si besoin un traitement n'est pas à rejeter. Enfin, la dénutrition des personnes âgées est probablement plus fréquente si les revenus sont bas, et la solidarité peut être un geste très bénéfique.
Un problème de santé publique:
On considère actuellement que de 4 à 10 % des personnes âgées à domicile sont dénutries, alors que ce pourcentage est beaucoup plus fort en milieu hospitalier ou en institution, touchant jusqu'à un malade sur deux. Ces chiffres signent un problème de santé publique, et montrent bien la liaison de la maladie à la dénutrition. Cependant, il ne faut pas oublier que la liaison est à double sens, c'est-à-dire que la dénutrition peut mener à une maladie, par exemple en altérant la cicatrisation des plaies, en entraînant une dégradation de la respiration, du tube digestif ou du cœur.
Évaluer l'état nutritionnel:
Les méthodes d'évaluation de l'état nutritionnel sont en général simples: le poids, la mesure de la taille permettent de calculer l'index de masse corporelle (poids en kg divisé par taille en mètre au carré), qui doit être supérieur à 20 chez la personne âgée. On repère aussi très aisément la variation de poids corporel, et l'on sait qu'une perte de poids de plus de 10 % constitue un risque. Tous ceci peut être fait au cabinet du Médecin traitant, mais aussi par la personne âgée elle-même à son domicile, qui alertera ensuite son Médecin.
Les besoins alimentaires :
Mais quels sont les besoins des personnes âgées ? La réponse à cette question est malheureusement souvent basées sur des avis erronés. En effet, la recommandation en termes de calories est qu'il faut apporter un peu plus qu'aux adultes de moins de 65 ans, et non pas un peu moins, et que de la même façon il faut s'alimenter avec un peu plus de protéines, et non pas un peu moins, tout cela parce que le «rendement» de l'alimentation chez la personne âgée est probablement un peu moins bon. L'équilibre alimentaire est aussi fondamental, avec une prise de fruits, de légumes et de céréales à maintenir quand l'âge augmente. Ceci va apporter des fibres, qui favorisent le transit intestinal, ainsi que des vitamines et des éléments qui sont nécessaires pour permettre à l'organisme de fonctionner au mieux et de lutter contre les agressions. Il faut aussi boire de l'eau à raison d'au moins 1,5 litres par jour. Certains conseils sont aisés à respecter, et sont utiles: maintenir autant que possible une activité physique, fragmenter les prises alimentaires dans la journée, essayer de maintenir des repas conviviaux.
Les méthodes de substitution :
S'il y a un problème qui gène l'alimentation, le Médecin peut proposer des produits enrichis que l'on appelle des compléments alimentaires. Ils sont souvent liquides, mais parfois aussi en soupes, en repas mixés, en yaourts, etc. . . et permettent de passer un cap, ou de suppléer une fonction défaillante. Ils ont non seulement des textures, mais aussi des goûts très variés, qui favorisent la prise alimentaire. Enfin, de manière plus élaborée et plus complexe, la nutrition artificielle est parfois utilisée, et permet souvent de maintenir une bonne qualité de vie.
Références:
1. Nutrition de la personne âgée. M Ferry et al. Berger Levrault. Paris, 1996
2. La dénutrition du sujet âgé : sa prise en charge en pratique. B Lesouord et al. Laboratoire Novartis 31250 Revel, 2003.
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- CONSÉQUENCES DE LA DÉNUTRITION-
Les conséquences de la dénutrition sont multiples: 1- Conséquences globales
La dénutrition provoque une fatigue, une baisse de l'activité physique, puis une baisse du poids et de la masse grasse, accompagnée d'une baisse plus lente de la masse maigre (muscles, eau, os et viscères). Il y a aussi des perturbations de certains éléments dosés sur les prises de sang, qui peuvent constituer des carences (en vitamines, oligoéléments ou en certains sels minéraux), ainsi qu'une baisse des globules rouges. En fin d'évolution de la dénutrition peuvent survenir une baisse de la tension artérielle, un refroidissement du corps, une insuffisance des fonctions du foie, une insuffisance de la fonction respiratoire, un état de coma, précédant le décès. En l'absence d'apport alimentaire (mais en étant hydraté), le décès survient en 40 à 70 jours chez l'adulte. En l'absence d'hydratation, le décès peut être beaucoup plus rapide (quelques semaines).
2 - Retentissement sur le système respiratoire La dénutrition agit à plusieurs niveaux :
- sur les centres de la respiration au niveau du cerveau: la baisse d'activité globale du corps réduit l'activité des centres respiratoires. Il y a une baisse de la réactivité aux variations dans le sang de la quantité d'oxygène et de gaz carbonique transportés.
- sur le tissu pulmonaire lui-même: les possibilités de réparation sont réduites alors que les
- systèmes de destruction des poumons sont souvent plus actifs: on peut donc voir apparaître des lésions pulmonaires, comme un emphysème, c'est-à-dire une raréfaction du tissu pulmonaire.
- sur les muscles: le poids du diaphragme, qui est un muscle respiratoire très important, est lié au poids du sujet. Lors d'une dénutrition, il y a une réduction de la force et de l'endurance du diaphragme, qui s'ajoute à une baisse de l'apport d'énergie aux muscles respiratoires.
- sur les mécanismes de défense : ils sont altérés, et il y a donc une augmentation du risque d'infection pulmonaire. Certains traitements à visée respiratoire peuvent avoir des effets néfastes, comme les dérivés de la cortisone, des médicaments pour uriner, ou même des traitements de l'asthme, etc ...
3 - Retentissement sur les défenses de l'organisme
Elles sont altérées à la fois par la dénutrition et par les maladies associées, entraînant une augmentation du risque infectieux et du risque de développement d'escarres.
Tous les types de défense sont touchés, en particulier certains globules blancs du sang qui sont responsables de la destruction immédiate des particules étrangères qui s'introduisent dans le corps (bactéries, virus), ainsi que les anticorps, dont la sécrétion peut être abaissée. Des carences souvent présentes lors des états de dénutrition jouent un rôle, comme par exemple les carences en fer, en zinc, en sélénium, en vitamines A, C, B6, B9, E.
4 - Effets sur la cicatrisation
La dénutrition, même si elle est modérée, retarde la cicatrisation. De ce fait, elle peut être néfaste après une intervention chirurgicale, ou simplement pour la cicatrisation d'une plaie, et peut gêner ou empêcher la cicatrisation d'escarres.
L'arginine, qui est un constituant des protéines, le zinc, les vitamines A et C pourraient favoriser la cicatrisation.
5 - Effets sur le tube digestif
Les troubles sont dus à la fois à la dénutrition elle-même et à la baisse de stimulation du tube digestif s'il y a un arrêt des apports par la bouche. On observe une mauvaise absorption des sucres, des graisses et des vitamines, ainsi qu'une augmentation du passage des bactéries et de leurs toxines à travers la paroi de l'intestin, ce qui pourrait augmenter le risque d'infection. La dénutrition peut s'accompagner d'un mauvais fonctionnement du gros intestin à l'origine d'une diarrhée.
6 - Effets sur les muscles, le cœur et les vaisseaux
La réduction de la masse de muscles réduit la force des patients et accentue la fatigabilité à l'effort. Ces troubles altèrent la fonction respiratoire, et limitent les déplacements des patients âgés, avec un retentissement parfois majeur sur leur autonomie. Ils entraînent aussi une baisse du poids du cœur, avec un mauvais fonctionnement de celui-ci, parfois une baisse de la tension artérielle de manière permanente ou au passage à la position debout ou assise. Ces anomalies sont réversibles grâce à la renutrition.
7 - Retentissement psychologique
Une sensation de malaise, d'anxiété, d'irritabilité, parfois un état dépressif sont décrits par les patients ou l'entourage lors d'une dénutrition. Les possibilités de concentration, les capacités intellectuelles peuvent être altérées. Ces troubles sont réversibles grâce à la renutrition, de manière quelquefois rapide, amenant à une amélioration spectaculaire de l'humeur, et ceci quel que soit l'âge des patients.
8 - Complications lors de l'hospitalisation et coûts de santé
Lors d'une intervention chirurgicale, une dénutrition sévère est un facteur de risque de complications postopératoires et d'augmentation de la mortalité. La dénutrition augmente la durée de séjour à l'hôpital et dans certains cas la longueur de convalescence. Ces données ont été à l'origine des recommandations de prise en charge nutritionnelle en période périopératoire, qui disent qu'une dénutrition grave doit être traitée avant et après une intervention chirurgicale, et qu'une personne qui ne peut s'alimenter durant au moins 7 jours après une chirurgie doit avoir une nutrition artificielle de soutien. La dénutrition est aussi un facteur de risque d'augmentation de la survenue de maladies et de la mortalité pour les patients qui ont des problèmes médicaux, qu'ils soient en gériatrie, en neurologie, en médecine interne, en cardiologie ou en secteurs de soins intensifs.
Le coût d'hospitalisation est enfin plus élevé chez les dénutris que chez les non dénutris. Il est également probable que le coût des soins après la sortie de l'hôpital est plus élevé en cas de dénutrition.
9 - Autres effets
Des carences particulières ou une dénutrition globale peu vent donner également des maladies des nerfs, des anomalies du goût et de l'odorat, des lésions de la peau, et interférer avec l'efficacité des médicaments.
DUC - Desport
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- CONSEILS DIÉTÉTIQUES -
Centre Hospitalier Universitaire Dupuytren de Limoges
| VOTRE GOÛT S'EST TEMPORAIREMENT ALTÉRÉ | Vous avez des douleurs gastriques ou des brûlures d'es- |
| Les repas vous paraissent fades: | tomac : |
| • Pensez aux plats cuisinés et aux assaisonnements diver- | • Évitez les aliments irritants cités précédemment. |
| sifiés (sauces plus ou moins épicées, fines herbes coulis de | • Fractionnez les repas. |
| tomates ... ) | • Mastiquez correctement. |
| • Pensez aux aliments ayant une saveur plus prononcée fro- | • Buvez de préférence plusieurs fois par jour en petites quantités. |
| mages fermentés, charcuterie type jambon cru ... ) | • Optez dans un premier temps pour une alimentation es- |
| Les aliments vous semblent acides : | sentiellement lactée : lait, laitages (yaourt, suisse, fromage |
| de fruits... | che, poisson, cervelle, œufs, compote, fruit cuit ou au sirop. |
Les aliments vous semblent trop sucrés:
• Préférez les desserts préparés sans sucre ou peu sucrés : entremets, fruits pochés, compotes sans sucre, gâteaux de riz ou de semoule sans sucre ...
Les aliments vous semblent trop salés:
• Attention à l'usage du sel de cuisine; évitez les aliments d'avance très salés: charcuteries, fromages, gâteaux apéritifs, chips ...
Les aliments vous semblent amers ou avoir un goût mé tallique:
• Cas fréquent de la viande et des légumes verts : choisissez plutôt de la volaille, du poisson, des oeufs et des laitages en remplacement de la viande; préférez les féculents (pommes de terre, pâtes, riz) aux légumes verts.
En cas de dégoût pour la viande:
• Augmentez la consommation de fromages et de laitages ou pensez:
- à l'association légumes secs + céréales : semoule + pois chiche (couscous), pâtes et haricots secs (minestrone), riz + haricots + produits de la mer (paella)
- à l'association céréales + produit laitier: riz ou semoule au lait, crêpes, pizza au fromage (farine de blé, lait et œuf ... )
• Ou prenez régulièrement des compléments diététiques alimentaires, compléments riches en énergie et protéines, sous forme liquide ou pâteuse.
• Consommez les boissons qui laissent une saveur agréable dans la bouche: eau, thé, jus de fruit frais, boissons gazeuses citronnées, limonade ...
PROBLÈMES DE BOUCHE ET D'ESTOMAC
Vous avez des difficultés pour manger et avaler (sécheresse buccale, inflammation, aphtes ou mycoses, mueltes ••. ) :
• Modifiez la texture de votre alimentation : en hachant la viande ou en mixant les aliments ou bien en ajoutant du bouillon de légumes, jus de viande, sauce mayonnaise, crème fraîche, lait, jus de fruit afin de donner plus d'onctuosité à une préparation.
• Privilégiez les aliments liquides ou semi-liquides (glaces, yaourts ... ).
• Évitez les aliments durs et secs (croûte de pain, biscottes ... ), les aliments acides (crudités, vinaigrette, agrumes, jus de fruits acides, condiments ... ), les aliments trop épicés et irritants ; (épices, graisses cuites ... ), trop salés (charcuterie, fromages ... ), les aliments trop sucrés (pâtisseries, confiseries ... ), les boissons alcoolisées, gazeuses, café et thé trop forts ... qui irritent les muqueuses.
• Adaptez la température du repas, de préférence tiède ; les aliments tièdes ou froids atténuent la douleur.
PERTE D'APPÉTIT - PERTE DE POIDS Votre appétit vous fait défaut:
• Fractionnez votre alimentation en petits repas : prévoyez 2 à 3 collations dans la journée. Exemples de collations: entremets, biscuits, toasts, laitages, glaces, barres de céréales, fruits secs ...
• Préservez l'instant du repas; le cadre du repas est aussi important que le repas lui-même.
• Évitez de fumer avant le repas. Le tabac coupe l'appétit. Comment lutter contre une perte de poids?
Quelle que soit la cause de l'amaigrissement, une adaptation de l'alimentation est essentielle pour retrouver un poids normal. Dans tous les cas, il s'agit d'augmenter ses apports alimentaires en CALORIES et/ou en VOLUME.
• Privilégiez les aliments riches en énergie:
- Les féculents sont une source d'énergie plus importante que les légumes et fruits.
- Les corps gras sous forme de beurre, huile, crème fraîche à ajouter dans des préparations telles que le potage, la purée ... Réalisez des gratins de légumes, des légumes en sauce béchamel... pensez aux sauces: bolognaise, carbonara ...
- Les produits sucrés (desserts sucrés, laitages, pâtisseries, glaces ... )
• Privilégiez les aliments riches en protéines:
Viande - poisson - œuf - Produits laitiers - fromages - Produits céréaliers - légumes secs.
• En cas de dégoût pour la viande et afin de compléter l'apport calorique de vos repas, pensez aux compléments diététiques sous forme liquide ou pâteuse, compléments riches en énergie, protéines, vitamines et minéraux (prêts à l'emploi) ou bien utilisez une poudre hyper protidique diluable à chaud ou à froid dans une préparation sucrée ou salée afin d'en augmenter les apports calorique et énergétique sans en augmenter le volume.
• Pensez à enrichir les plats pour les rendre plus énergétiques (jaune d'œuf dans une purée, fromage râpé ou parmesan dans un potage ... ).
• Fractionnez votre alimentation en plusieurs repas par jour : prévoyez des en-cas ou collations dans la matinée ou l'après midi (fruits secs, barres chocolatées ou de céréales, pain et fromage, gâteau de riz, lait aromatisé, yaourt à boire, berlingots de lait concentré, cake, biscuits, viennoiseries ... ).
(suite page 5)
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- CONSEILS DIÉTÉTIQUES - (suite)
| QUE FAIRE POUR ÉVITER LES NAUSÉES? | en l'agitant avec une petite cuillère. |
• Il est recommandé de prendre des repas légers: mangez plus souvent mais en petite quantité. Pensez à faire des
| collations : biscuits, entremets, laitages frais, yaourts à | TROUBLES DU TRANSIT |
boire, barres de céréales, fruits secs.
• Il est conseillé de manger tiède et non chaud.
• Buvez plutôt en dehors des repas, en petite quantité à chaque fois : les boissons fraîches sont souvent mieux tolérées.
• Trouvez la consistance des repas qui vous convient le mieux: très épais ou inversement très liquide.
• Évitez les préparations grasses, les fritures, les charcuteries, les épices fortes, les sucreries en grande quantité qui sont généralement mal tolérées. Choisissez plutôt des modes de cuisson sans graisse, ajoutez du beurre cru sur les aliments après cuisson.
• Évitez tous les aliments perçus comme «écœurants.»
• Évitez le mélange «café au lait» au petit déjeuner.
• Remplacez-le par un café (ou thé) léger et mangez un morceau de fromage type gruyère, comté, cantal, Saint Paulin ..
• Si les odeurs vous gênent, préférez les aliments et plats froids (ou à température ambiante) moins odorants tels que les crudités, salades variées, terrines de légumes, pains de poisson, potages froids ...
• Évitez les aliments dégageant une odeur forte (choux, oignons, friture ... ) et de façon générale, toutes odeurs for tes comme celles du tabac ou de certains parfums.
Enfin prenez le temps de manger en mastiquant bien vos aliments; reposez-vous après le repas, de préférence en position semi-assise, Évitez de porter des vêtements qui vous compriment.
• Remarque : dans certains cas, le Coca Cola peut servir de remède contre les nausées à condition d'être dégazéifié
Que faire en cas de diarrhée :
• Buvez abondamment: bouillon de légumes clair, tisanes, eau minérale ... supprimez boissons gazeuses et glacées.
• Limitez le lait et dérivés que vous remplacerez par des fromages à pâte cuite ou bien des crèmes dessert à base de lait de soja.
• Supprimez les aliments irritants. Évitez les aliments riches en fibres : légumes, fruits, céréales et légumes secs ; supprimez les graisses cuites, fritures et sauces grasses qui peuvent accélérer le transit intestinal.
• Choisissez des aliments qui freinent le transit : purée de carottes, riz, eau de riz, compote pomme-coing, banane, gelée de coing ...
Remarque: dans certains cas, le coca cola s'avère être efficace contre les problèmes de diarrhée à condition de le dégazéifier en l'agitant avec une petite cuillère avant de le consommer.
Que faire en cas de constipation :
• Veillez à boire suffisamment dans la journée (eau, eau aromatisée, jus de fruit, tisane, potage ... ).
Remarque: l'eau «HEP AR» s'avère être efficace en cas de constipation.
• Augmentez l'apport en fibres de votre alimentation: consommez davantage de légumes verts et de fruits chaque jour: préférez le pain complet au pain ordinaire ; pensez aux fruits secs.
• Limitez les aliments dits «constipants» précédemment cités (riz, gelée de coings ... ).
Si malgré ces conseils vous avez des problèmes, n'hésitez pas à nous en parler. Vous pourrez avoir des conseils personnalisés grâce à une consultation auprès de la diététicienne ou du médecin spécialisé. Ils pourront par exemple vous proposer des compléments nutritionnels adaptés à votre état.
Unité mobile de soins palliatifs tél. 05 55 05 66 13 - Unité fonctionnelle de nutrition tél. 05 55 05 6621
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LES DENTS ET L'ALIMENTATION: pour croquer encore les années qui viennent
C'est une loi physiologique à priori incontournable: le temps érode les dents et attaque les gencives! Pour tant, une surveillance régulière par le dentiste, une hygiène bucco-dentaire et des habitudes alimentaires "classiques" - c'est-à-dire valables pour tous et à tous âges - aident largement à préserver la dentition. Et à croquer avec saveur cette vie qui s'ajoute aux années.
La carie dentaire n'épargne pas le senior vieillissant
Avec l'âge, deux atteintes de la sphère bucco-dentaire méritent d'être prises en compte, nous indique le Dr Patricia Bénétière (UFR Odontologie - Paris 5). La première est la dégradation du parodonte : la rétraction du tissu de soutien de la dent conduit au déchaussement, et en tout cas dénude les collets dentaires, qui seront plus facilement exposés. La seconde est la carie elle même, qui peut sévir dès le plus jeune âge, mais aussi lors du vieillissement : la pulpe dentaire se rétracte, le sujet devient moins sensible et s'en rend compte moins vite, mais des caries spécifiques profondes, au niveau des racines, sous la gencive, peuvent apparaître ...
Véritable maladie infectieuse et transmissible - ce que l'on ignore généralement - la carie dentaire a comme responsable principal un streptocoque, présent normalement dans la cavité buccale. Elle résulte en fait de plusieurs facteurs, et en particulier de l'interaction entre ce streptocoque et les sucres que l'on mange. En consommation fréquente et importante, ces derniers font proliférer les microbes, ce qui entraîne la formation d'acides qui attaquent l'émail dentaire.
Le rôle protecteur de la salive
Pourtant, des facteurs de défense existent, notamment dans la salive. La salive a un "pouvoir tampon" qui limite la virulence des attaques. Plus on salive, et plus on procède à une sorte d'auto-nettoyage buccal qui élimine les débris d'aliments (en particulier les glucides) et neutralise les acides. Le fait de manger, cependant, augmente l'acidité de la salive et rend de ce fait les dents plus vulnérables. Une conclusion s'impose, valable pour tous et à tout âge : pour que la salive exerce son pouvoir tampon, débarrasse la bouche des débris alimentaires et diminue son taux d'acidité, il ne faut pas grignoter entre les repas ! Pour des motifs nutritionnels comme pour des motifs dentaires, quatre repas par jour sont en général suffisants.
Un autre phénomène est à prendre en compte avec l'âge : la diminution du débit salivaire. Pour tout un chacun, quel que soit son âge, le débit salivaire diminue la nuit, pendant le sommeil. Mais cette diminution s'accentue avec le vieillissement, et on la constate alors de jour comme de nuit! Et elle est encore aggravée lorsque l'on boit peu (ce qui est souvent le cas des personnes âgées), ou encore en cas de diabète, ou enfin lorsque l'on recourt à certains médicaments comme les corticoïdes ou les antidépresseurs ...
Attention aux excès de sucres !
Dans l'alimentation courante, les substances qui favorisent les caries, celles qui semblent neutres et celles qui au contraire jouent un rôle protecteur sont aujourd'hui parfaitement identifiées. On sait ainsi avec certitude que:
- les sucres ont en général un pouvoir cariogène élevé ;
- les lipides (matières grasses) n'ont aucun pouvoir de provoquer
des caries : au contraire, les acides gras ont un effet protecteur, de nature antibactérienne ;
- les protéines (présentes dans la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers) n'ont pas non plus le pouvoir de provoquer des caries; au contraire encore, grâce à la caséine qu'elles contiennent, elles peuvent exercer une action anti-carie notable;
- le calcium est largement protecteur contre la carie : de hautes concentrations de calcium salivaire ont un excellent effet préventif.
En bref, la vigilance devrait porter à toute époque de la vie sur la consommation de glucides. Et peut-être plus encore sur la fréquence que sur l'importance de cette consommation: d'un point de vue nutritionnel comme d'un point de vue dentaire, il importe de ne pas multiplier les irruptions de sucré dans la cavité buccale au cours de la journée! Les seniors ne sont sans doute pas les premiers à encourir ce risque. Mais certains d'entre eux peuvent avoir tendance à augmenter leur dose de sucre, dans le café ou le thé. Il n'y a pas d'interdit à ce propos: seulement, une certaine modération à respecter, surtout si l'on s'adonne fréquemment à ces pauses-boissons.
Calcium et vitamine D pour garder toutes ses dents
La perte osseuse - l'ostéoporose - s'accélère avec l'âge, mais les dents non plus ne résistent pas toujours aux années. On connaît le rôle du calcium pour le maintien de la masse osseuse. On sait aussi que, chez des personnes de plus de 80 ans, le calcium et la vitamine D permettent de diminuer le nombre de fractures. Mais on savait jusqu'à présent peu de choses sur l'effet du calcium et de la vitamine D sur les dents vieillissantes ...
Une étude vient aujourd'hui combler ce vide. Menée auprès de 145 seniors en bonne santé âgés de 65 ans et plus, elle suggère qu'un tel apport vitamino-calcique a un effet préventif : les personnes âgées qui reçoivent notamment 1 000 mg/jour de calcium ont un moindre risque de perdre leurs dents.
LE FROMAGE, CHAMPION DES ALIMENTS ANTI-CARIE
A l'inverse, certains aliments pourraient jouer un rôle anti-carie. De nombreuses expérimentations, menées tant chez l'animal que chez l'homme, soulignent le rôle protecteur du lait, des produits laitiers et des fromages. Chez le rat, plus de vingt fromages ont été testés avec succès! Chez l'homme, les travaux ne sont pas équivoques. Pour en prendre un seul exemple: une étude britannique montre que les écoliers indemnes de toute carie mangent deux fois plus de fromage que ceux qui ont des caries!
Les explications scientifiques ne manquent pas. D'abord, les effets positifs des produits laitiers au niveau de la cavité buccale. Ainsi, le fromage stimule la production de salive et limite son acidité. Ses protéines, comme la caséine, jouent un rôle favorable à la surface de l'émail. Son calcium se fixe au niveau de la plaque dentaire. Ses acides gras inhibent le développement du streptocoque responsable de la carie. Ses lipides le font adhérer à la plaque et aux dents, ce qui augmente l'exposition de l'émail aux substances protectrices ...
Au total donc, le fromage diminue le risque de carie. Il réduit la déminéralisation des dents et, grâce à son calcium, favorise au contraire leur re-minéralisation. Terminer son repas par du fromage est protecteur contre la carie. Bon pour les dents comme pour la santé, en somme!
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CONSEILS PRATIQUES
Aux seniors qui veulent tirer la leçon des connaissances actuelles en matière bucco-dentaire et continuer à dévorer la vie à belles dents, le Dr Patricia 8énétière conseille:
- de boire régulièrement au long de la journée, pour augmenter le débit salivaire et lutter contre la sécheresse buccale;
- de manger un produit laitier par repas (le fromage protège de la carie) ;
- d'éviter les grignotages: pas plus de 4 à 5 repas par jour, y compris les collations;
- de se brosser les dents après chaque repas et après la consommation de produits sucrés;
- de consulter régulièrement leur chirurgien-dentiste, notamment pour détartrage;
- d'avoir, si nécessaire, des prothèses dentaires adaptées et bien entretenues.
PENSEZ AUSSI AUX DENTS DE VOS PETITS-ENFANTS
Lorsque vous avez la visite ou la charge provisoire de vos petits-enfants, n'hésitez pas à les aider à acquérir les bonnes habitudes qui préserveront leurs dents:
- Tout-petits. Surtout pas de biberon conservé la nuit, pas de tétines et biberons en permanence dans la journée, et encore moins de tétines sucrées ou trempées dans du miel! La consommation de jus de fruits doit être modérée et l'habitude du brossage doit être prise dès la première dent.
- Enfants d'âge scolaire, Le petit-déjeuner sera pris à la maison plutôt que sur le chemin de l'école, ce qui évitera les aliments trop riches en sucre et permettra un brossage des dents avant le départ. Évitez les goûters qui s'éternisent devant la télé (pas plus de 20 minutes). Proposez systématiquement pain et fromage, ou tartine et fromage fondu, ou yaourt ou fromage blanc ou petit-suisse (pour éviter autant que possible les barres sucrées, chocolatées, les gâteaux secs ... ). Limiter la consommation de bonbons à un par jour et terminer chaque repas par un fromage ou un produit laitier serait excellent.
- Adolescents, Faites votre possible pour qu'ils aient des repas réguliers, qu'ils évitent les grignotages incessants et qu'ils limitent leur consommation de sodas, de chips et de sucreries. Rappelez leur de se brosser les dents au moins deux fois par jour.
Comité Scientifique de l'Université du 3ème âge de Toulouse et du Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelle
ALIMENTATION: les dates limites de consommation
Comité Scientifique de l'Université du 3ème Âge de Toulouse et du Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelle
Les denrées périssables à plus ou moins longue échéance font l'objet d'une réglementation stricte qu'il serait dangereux de négliger.
La Date Limite de Consommation ou DLC concerne les denrées susceptibles d'être atteintes par des microbes après une très courte période, présentant ainsi un danger immédiat pour la santé des personnes qui les consommeraient.
Cette durée peut aller de quelques jours à plusieurs semaines. Elle est indiquée par la mention: "A CONSOMMER JUSQU'AU"
avec précision du jour et du mois. La vente d'un produit portant une DLC dépassée est interdite.
La Date Limite d'Utilisation Optimale ou DLUO est moins impérative. Au-delà de la date exprimée le produit s'il est consommé peut perdre ses qualités spécifiques mais ne constitue pas un danger en cas de consommation.
Cette recommandation concerne surtout les aliments surgelés, les conserves les produits d'épicerie sèche ... Elle est ex primée par la mention: "A CONSOMMER DE PREFERENCE AVANT LE" suivie du mois et de l'année.
La commercialisation d'un produit pour une DLUO n'est pas interdite, on trouve même souvent ces produits en promotion.
A l'exception de certains produits, fixée par la réglementation (exemple 24 jours pour les yaourts) la date de péremption est laissée à l'initiative des fabricants; elle est de leur responsabilité mais ils doivent procéder à tous les tests rigoureux prévus.
Les viandes vendues en rayon frais disposent d'une DLC, les viandes surgelées d'une DLUO.
Leur vente, leur conditionnement, font l'objet d'une réglementation spéciale, quant à celles qui sont réfrigérées et conservées soit sous vide, soit sous atmosphère modifiée elles doivent porter la mention: «ne pas sortir de l'emballage avant consommation».
Le temps entre l'ouverture du conditionnement et celui de la consommation sera donc le plus court possible.
D'après Police Mutualiste Mars 2003
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MOINS SALER POUR "BIEN VIEILLIR"

La Ville de Royan s'est penchée sur l'importance de la nutrition dans l'optique de bien vieillir pour deux raisons:
- elle compte une forte densité de personnes âgées de 65 ans et plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans (données OMPHALE 2001);
- la population a montré son intérêt depuis quelques années aux différentes conférences de prévention présentées à Royan par des Universitaires Experts dans leur spécialité.
Une prise de conscience progressive concernant l'équilibre nutritionnel a été accélérée par les problèmes de société très médiatisés des années précédentes tels que les hormones et certaines viandes, les prions de la vache folle, les craintes concernant la consommation des huîtres de Marennes après la terrible pollution du Prestige, enfin actuellement les différentes réserves concernant le saumon ...
Se maintenir en bonne santé en s'alimentant bien est donc devenu un objectif important ...
Loin de marginaliser les personnes âgées, la prévention des problèmes de santé est devenu un lien inter-générations.
A la maison de l'Enfance, on apprend avec une personne retraitée à jardiner, à découvrir fruits et légumes et manger équilibré. Les enfants des classes primaires bénéficient de conseils diététiques et plus particulièrement en prévention de l'obésité. Les adolescents sont informés des risques de l'alcool, des drogues et du tabac dans leur collèges et lycée. 100 personnes âgées reçoivent les plateaux à domicile accompagnées de fiches recettes et conseils diététiques. Éduquer et informer restent deux priorités pour tous les âges, car pour "Bien Vieillir", il faut se donner toutes les chances dès le plus jeune âge.
Le programme "Bien Vieillir" à Royan dès 2003 a permis de promouvoir une mesure telle que "Moins saler pour bien vieillir".
Cette mesure a été proposée en sachant que le risque d'hyper tension artérielle, de maladies cardio-vasculaires, d'insuffisance cardiaque, d'ostéoporose, de cancer est un risque plus important après 65 ans ; et en ayant pris connaissance des études concernant l'excès de consommation de sel reconnu pour aggraver ces pathologies. La consommation de sel recommandée par l'OMS est de 5g/jour chez la femme et 6g/jour chez l'homme alors que la consommation moyenne française est de 9 à 10g/j. Études INCA SU.VI.MAX AFSSA.
Partant du constat que la part de sel dans l'alimentation a augmenté de 70% depuis 10 ans.
- sans être justifiée par la moindre carence en sel de la population
- et qu'il s'agit d'une consommation imposée sans aucun contrôle de la santé quant à cette augmentation.
Ces deux critères ont facilité la décision de mettre en place une action visant à moins saler l'alimentation ayant pour objectif de diminuer le risque d'aggravation ou d'apparition des pathologies citées.
Cette mesure de précaution a été prise en connaissance des études citées précédemment dans une perspective de progrès et en dehors de toute polémique.
En pratique, moins saler l'alimentation est toujours accompagné d'une information et de conseils des diététiciennes qui s'investissent prioritairement dans cette action.
Pour les plateaux repas à domicile des personnes âgées, 2g à 3g de sel/jour (besoins physiologiques inférieurs à 2g/jour) sont apportés, la consommation de pain du petit déjeuner et des collations comme le goûter est libre et apporte le complément de sel par jour. Herbes fraîches, épices sont les exhausteurs de goûts favoris. L'usage de la salière est fortement déconseillé, sa place est prohibée sur la table.
Les plateaux repas du Centre Hospitalier apportent 6 à 7g/jour de sel. La diététicienne débute son enquête sur les habitudes alimentaires des patients se plaignant de la fadeur des repas et conseille une modification de l'alimentation lorsqu'elle estime
que la consommation à domicile dépasse 12g/jour.
Les aliments vecteurs de la consommation de Chlorure de Sodium sont bien identifiés: pain et biscottes, charcuterie, fromages, soupes, plats cuisinés, sandwiches.
Un groupe de boulangers du Pays Royannais a proposé d'instaurer une diminution progressive de 20% du sel sur 4 ans, soit 5% par an, dans la fabrication de leur pain avec l'accord de la Fédération Départementale de la Boulangerie. Cette initiative a été officialisée dans le cadre du premier volet du programme "Bien Vieillir" par la signature d'une charte à Royan le 30 mai 2003 lors de la visite de M. Hubert Falco, Secrétaire d'Etat aux Personnes Âgées.
L'objectif de cette charte est bien de diminuer la quantité de sel
dans le pain.
Une diminution progressive a été proposée car la perception gustative ne peut pas discerner cette diminution de 5% par an.
Les professionnels se basent sur un calcul simple pour effectuer cette diminution du sel. La valeur de départ est fixée à 24g de sel par kg de farine.
Une baisse de 20% permet d'atteindre en 2007: l8g de sellkg de farine.
18g de sellkg de farine était la quantité de sel contenue dans le pain entre 1950 et 1960.
La perception du goût salé fait appel à la mémoire grâce à la formation d'images mentales. Une personne âgée de 65 ans en 2004 aura-t-elle les mêmes sensations gustatives et mnésiques en consommant ce pain en 2007 que Marcel Proust et sa madeleine?
"Ce sont les techniques de pétrissage intensifiées qui ont nécessité à postériori l'augmentation des doses de sel pour compenser la perte de goût du pain. Actuellement le savoir faire des Artisans Boulangers avec des fermentation longues et un pétrissage mesuré, ne justifie plus cette concentration élevée de sel. La saveur de ce pain n'a plus besoin d'un excès de sel pour cacher son insipidité". Gérard BROCHOIRE, Institut National de la Boulangerie Pâtisserie.
L'initiative de ces 8 artisans boulangers prouve une volonté de proposer à la majorité de leurs clients avec leur baguette ordinaires ou de tradition, des pains de qualité sans surcoût dans la fabrication, ni à la vente.
L'implication des boulangers dans ce programme et leur motivation confirme leur rôle social de première importance et en particulier ses dimensions humaines. Le boulanger reste une des seules personnes avec qui communiquent certaines personnes âgées isolées. Cette initiative généreuse transforme ce lien en un lien précieux par sa préoccupation de l'avenir de l'autre, valorisant le goût et le plaisir pour tous.
Ces boulangers souhaitent proposer un pain alliant des qualités nutritives et gustatives, de plus en plus adapté aux besoins physiologiques de l'organisme. Les professionnels de santé recherchent à diminuer les conséquences pathologiques occasionnées par une consommation élevée de sel. Les intérêts de ces deux groupes professionnels ont convergé vers un projet commun. Leur union a pour ambition à court terme le bien-être des consommateurs, à plus long terme des économies de souffrances en évitant peut-être des complications telles que l'accident vasculaire cérébral, pathologie diminuant l'autonomie et dont le coût est très élevé pour la Sécurité Sociale.
Reconnu comme aliment de tradition, le pain retrouve toute sa place dans notre alimentation. Soutenus par leur Fédération Départementale ces boulangers font des émules et d'autres artisans souhaitent adhérer à cette charte. Loin d'être seulement un effet d'annonce, moins saler pour bien vieillir est un projet qui dynamise une ville et crée des liens privilégiés. Le sel longtemps richesse de cette région, retrouve ses lettres de noblesse en se faisant ... rare!
Programme National "Bien Vieillir" Mr Philippe Most, maire de Royan - Mme Elisabeth Pernelle, Chef de Service de Gérontologie, clinique du Centre Hospitalier de Royan
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Dans le cadre de la Semaine nationale des retraités et personnes âgées, le CODERPA de la Creuse a organisé une série de spectacles sous le thème "Vivre ensemble nos différences".

Le CODERPA 23 a mis sa pierre à l'édifice de la Semaine nationale des retraités et personnes âgées, le dimanche 19 octobre, à la salle polyvalente de Guéret. Répondant au thème de cette édition, "Vivre ensemble nos différences" l'organisme a rempli son contrat.
Le matin, en présence de Michel Vergnier, député-maire, les convives ont trinqué avec des apéritifs portugais et réunionnais. Ensuite, un repas a rassemblé une centaine de personnes autour d'un couscous. L'après-midi, ce fut le tour des animations, avec de la musique réunionnaise, des danses traditionnelles mahoraises et les démonstrations d'un groupe folklorique portugais, avec les participations du Cercle des amitiés créoles de la Creuse, Creuse Maghreb et Portugais Creuse Allier.
Parallèlement, l'association mahoraise des étudiants de la Creuse avait organisé une exposition de leur île,
avec des objets, cartes postales ...

Mettre en avant les différences. Robert Barrat, 2ème vice-président du CODERPA 23, explique le but de cette semaine bleue: "Chaque année a un thème particulier. Cette édition mettait en avant nos différences, que ce soit d'âge, de culture ... On doit vivre à l'avenir ensemble nos différences, le métissage des populations. C'est aussi une fête intergénérationnelle. Il faut vivre avec les plus vieux comme avec les plus jeunes. Et avec l'Europe, ce sont toutes les différences culturelles et religions. Le CODERPA est le guide de savoir vivre pour l'avenir, et à nous, les anciens de donner l'élan". C'est aussi dans cet esprit que l'association des aphasiques était présente.
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Cette année, le Noël des personnes âgées a été remplacé par la "Galette des Rois" avec un groupe folklorique "Pour le plaisir" à Bellegarde en Marche, le 4 Janvier 2004. Cette manifestation regroupait les cantons et communes d'Auzances, Aubusson, Le Donzeil et Chénérailles. Les aînés ont passé un très bon après-midi, ils
ont chanté, dansé ... les photos en témoignent.

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Référent:
- Écouter les écoutants
- S'intéresser, apprendre